Adresse de Germain Bitiou NAMA aux burkinabé de bonne foi

Publié le vendredi 12 septembre 2014

Nombreux sont ceux parmi vous qui m’ont interpellé au sujet des attaques itératives du journal l’Opinion contre ma personne, depuis la mort du juge constitutionnel Salifou Nébié.

Malgré le caractère odieux de ces mises en cause, je n’ai jamais voulu répondre parce que je me refuse à entretenir avec Issaka Lengani une cabale qu’il a construite de toutes pièces, dans le but de divertir l’opinion publique sur les véritables tenants et aboutissants de la mort tragique du juge Nébié.

Ce n’est pas la première fois que Monsieur Lengani entretient des polémiques avec des confrères, quand ces derniers touchent à des dossiers criminels dans lesquels la responsabilité de l’Etat est engagée.

Ce fut le cas avec le regretté Norbert Zongo de son vivant lorsqu’il avait mis en cause François Compaoré dans la mort de son chauffeur David Ouédraogo, ce fut aussi le cas contre nous lorsque nous avions pointé un crime d’Etat contre notre confrère Norbert Zongo.

Lengani Issaka, souvenez vous tenait à tout prix à nous embarquer sur la piste de braconniers. C’est encore le cas aujourd’hui, où l’on assiste à des tirs nourris de barrage du sieur Lengani visant à dissuader quiconque chercherait à voir clair dans la mort pour le moins suspecte du juge Nébié.

Je n’ai nullement l’intention de répondre à Issaka Lengani. Mon souci est de donner suite aux interpellations de nombreux lecteurs et partant de rassurer les burkinabé de bonne foi, outrés par l’avant dernière livraison de l’Opinion dans laquelle, il m’est attribué certains propos qui font l’objet de la présente mise au point.

Issaka Lengani prétend que Germain Nama menace l’Opinion (il veut sans doute parler de sa personne). Je lui aurais dit qu’ il « n’en a plus pour longtemps ». Vous remarquerez qu’il s’est abstenu de préciser la nature de la menace qu’il entrevoit dans le prétendu propos attribué à Germain Nama. Il ne me revient donc pas d’interpréter ni d’en faire des commentaires à sa place.

Mais de préciser le propos et le contexte. En marge du pot d’au revoir à Béarice Damiba, à l’immeuble de la DGCOOP, j’ai interpellé (confraternellement et sous le couvert du rakiré Gourounsi-Bisa) Issaka Lingani sur le type de journalisme qu’il pratique, consistant à ne s’en prendre qu’à ses confrères.

J’ai ajouté que « que ce type de journalisme n’avait pas d’avenir ». Il n’a pas fallu plus pour faire monter Lingani sur ses grands chevaux. Les transformations qui s’en sont suivies sont le pur produit de la fertile imagination de M. Lengani.

Je le sais sans doute diabolique et volontiers provocateur, mais hier comme aujourd’hui, il n’a jamais réussi à me perturber. Pas plus qu’il ne réussira à le faire demain. Quand on sait qui il est, il faut éviter de mordre à son piège. Je tire simplement de cet épisode une leçon de vie qui me renforce dans mes convictions personnelles.

Je reste persuadé que le journalisme de service n’a aucun avenir. C’est ce que j’ai cru devoir lui rappeler, chose qu’il a grossièrement transformé à ses fins. 

S’il est vrai que lui et son journal n’existent que pour nuire aux confrères qui osent s’attaquer à ses puissants protecteurs, qu’il ne compte pas sur Nama, encore moins sur l’Evénement pour nourrir ses polémiques insensées et vaines.