CAN 2015 : Le temps, l’allié des Etalons

Publié le samedi 17 mai 2014

Le bus de la saison sportive va marquer, sous peu un arrêt. Tout le monde mis à part « les mondialistes » descendra, pour une pause. Mais alors Brésil et sa Coupe du monde va devenir le centre névralgique de la planète foot, les autres Nations vont sonner, sporadiquement une rentrée des classes. Pour meubler les vacances de ses internationaux, le Burkina a, au programme un match amical contre les Lions du Sénégal. Déjà, ca va mieux. Le Sénégal, c’est un gros client, «  un sparting-partenaire  » de premier choix pour se jauger. Rien à voir avec le sombre, invisible et inconnu, l’Ile Comores (qui a bouffé de l’étalon). En fait, il faut se féliciter que la Fédération burkinabè de football se soit décidée à mettre plus de sérieux dans la gestion du onze national fanion. Car, la CAN 2015 nécessite plus qu’un simple exploit en terre sud-africaine pour s’inviter à la phase finale de la compétition à partir du 17 janvier 2015 au Maroc. Il en faut bien plus. Oublier, les Etalons de la CAN 2013, c’est une nouvelle page sportive qui s’ouvre.

A l’image de Pitroïpa, les Etalons ont les vacances pour marquer la pause et repartir d’un meilleur galop

L’enjeu est de taille. Quand on est vice-champion de la CAN précédente, on ne peut s’offrir le luxe de s’absenter à l’édition suivante. A moins qu’on ait été auteur d’un parcours de tocard comme certains ont osé penser de notre parcours. Il ne faut donc pas donner raison aux mauvaises langues. Donc, si la FBF abordait les qualifications d’avant sans grande pression, si le Burkina n’avait pas trop d’obligation de résultats en allant à la phase finale de la CAN, cette fois-ci le colonel Sita Sangaré et ses hommes ont dos au mur. On oubliera vite l’exploit de la CAN en cas d’échec dans les qualifications. Mais au fait, il y a-t-il de bonnes raisons de craindre pour les Etalons dans le groupe C où ils sont logés avec le Gabon, de l’Angola et d’un troisième candidat qui sera soit Libéria, le Lesotho, le Kenya ou les Comores (encore eux). A l’analyse du groupe, on peut penser que le ticket en jeu est à la portée des Etalons. Après tout, c’est quand même les Etalons qui sont les vice-champions d’Afrique (ça devient redondant mais profitons-en car on n’en sait jamais). Mais attention. Entre le Burkina, le Gabon, l’Angola, on se connaît. L’Angola, en 2012 avait fait chuter les Etalons quand, à l’occasion des éliminatoires de la Coupe du monde 2014, le Gabon a contraint les Etalons au partage de points. Et quand vous y ajoutez la vilaine habitude du onze national burkinabè à ne pas assurer face aux équipes qualifiées de petites catégories, on comprend tout. La sérénité n’est pas totale dans les rangs des Etalons. L’après CAN n’a pas été une confirmation de plus de la moitié de nos héros qui ont eu maille à partir au sein de leur club. Jonathan Pitroïpa à Rennes, Mohamed Koffi, Paul Koulibaly, Djakaridja Koné à Evian TG, Aristide Bancé…ont connu des moments de doute. Ils ne terminent pas la saison dans une grande forme. Le coach, Paul Put est lui empêtré jusqu’au cou par ses soucieux judiciaires dans son pays. La FBF adore les erreurs de casting. D’où nous viendra alors le salut ? Le calendrier des éliminatoires semblent être un de nos rares alliés. Les compétitions sont prévues pour démarrer les 5 et 6 septembre 2014. On a compris après les vacances qui permettront de remettre les compteurs à zéro et de repartir sur de bonnes bases. Les premiers matchs se joueront quelques jours après les rentrées sportives des clubs en Europe. Pour les joueurs donc, la compétitivité en club ne comptera pas trop. Autre motif d’espérer, en juin prochain, la justice va vider son verdict sur l’affaire des matchs truqués qui troublent le sommeil de Paul Put. Le suspens négatif sera évacué. On aura un peu plus de deux mois pourra se re concentrer.

J J Traoré


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