Lucarne Citoyenne N°279

Publié le samedi 17 mai 2014

 Viol présumé entre adolescents ou simple abus de pouvoir ?

Difficile de savoir où se trouve la vérité quand les parties en conflit ne bénéficient pas des mêmes protections. Bagarre d’adolescents pour les uns, tentative de viol pour les autres. L’affaire a lieu à Bobo entre deux familles voisines. Un garçon de 17 ans et sa voisine de 15 ans se manquent. Ils en viennent aux mains. La tante de l’adolescente dont l’amant est un pandore à la retraite lui fait appel. Ce dernier arrive et embarque le gamin dans sa voiture et l’amène à la gendarmerie où il le fait enfermer. Le père du gamin est alerté par sa mère. Ce dernier se rend à la gendarmerie et rencontre l’agent chargé du dossier. Ce dernier l’informe que le viol est avéré et confirmé par des témoins. Le hic est que la fille qui a reçu les coups ne confirme pas la thèse du viol. Pourtant un certificat médical est produit et est affirmatif sur la thèse du viol. Problème, le certificat est mis en cause parce que d’origine douteuse. Le rendez-vous qui avait été donné pour l’examen n’a pas eu lieu. Il n’empêche qu’un certificat existe. Comment est-ce possible ? Une affaire qui mérite d’être tirée au clair. On murmure que de la gendarmerie à l’hôpital, l’argent a coulé. Serait-ce juste pour se débarrasser d’un voisin indésirable où l’affaire cache-t-elle bien d’autres choses ? C’est une question que beaucoup se posent. Il faut souhaiter que la justice fasse son boulot en toute conscience et dise le droit !

René Emile Kaboré lance un nouveau parti

L’événement est prévu pour se dérouler ce week-end dans l’enceinte du CBC dans la matinée du dimanche 11 mai. L’événement serait passé presqu’inaperçu si ce n’était la conjoncture politique particulière que traverse le Burkina depuis cette autre naissance qui a vu vagir « le bébé qui croque déjà des os » selon l’expression du truculent Simon compaoré. En effet, recalé à la porte du MPP, alors que son parti dissous l’avait destiné au bureau exécutif du MPP, Emile Kaboré s’était fendu d’une déclaration le 22 avril dernier, laissant deviner clairement qu’il n’avait pas l’intention de se laisser enterrer. Le nouveau parti devrait s’inscrire dans une mouvance libérale. Son géniteur fut en effet à la base du parti de l’action pour le libéralisme solidaire (PACT/LS) créé en 1991 et qui s’était auto-dissous dans le CDP. Avec d’autres camarades, il avait claqué la porte du CDP pour créer la CNPB. Cet ancien membre du front du refus/RDA est décidément dans son essence un homme de refus. On attend de voir quelle sera la destination de ce nouveau parti. Mais on pense qu’il frapperait logiquement à la porte du CFOP, la dernière affiliation de la défunte CNPB avant sa fusion dans le MPP.

L’argent coule à flots au Faso par ces temps qui courent !

Il faut le croire, il y a de l’argent au Faso. Du moins dans les poches des hommes du pouvoir. Les opérateurs économiques eux se plaignent que l’argent ne circule pas. Il faut entendre sans doute par là que les marchés sont rares et quand il y en a, on ne décaisse pas facilement. Mais tout le monde constate un phénomène. On recrute à tour de bras. Et même pendant que le chef de l’Etat échangeait avec les maires, les services de la mairie de Koudougou s’affairaient dans des procédures de recrutement. Vous avez vu le Ministre des Enseignements. Pour les examens, il a fait le point. Il faudra la bagatelle de 6 milliards. Ce n’est pas un problème a-t-il rassuré. Des formules sont en train d’être examinées pour régler la question. Et on attend de voir quelle sera la débauche d’argent en cas de référendum. Dans tous les cas, référendum ou pas, l’argent risque de couler à flot au Faso… jusqu’en 2015. Car l’enjeu de 2015 ce sera aussi l’argent. Le prix du fauteuil de Kosyam est d’or !


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