Campagne africaine des clubs burkinabè : On est fatigué !

Publié le mercredi 11 avril 2012

Les clubs burkinabè ont tous été encore totalement et prématurément chassés de la campagne africaine. Rien d’étonnant. C’est notre tasse de thé habituelle. Ça fait longtemps que ça dure. Cette fois-ci, c’était au tour de l’EFO en coupe de la confédération et l’ASFA-Y en Ligue africaine des champions. L’Etoile a franchi les barrages pour tomber après face à l’ASEC d’Abidjan. Le champion en titre, lui, n’a pas même perdu son temps. « Dès que, dès que » comme diront les Ivoiriens, l’ASFA-Y a été renvoyée. La question fondamentale aujourd’hui est de savoir pendant combien de temps ce jeu va-t-il durer ? Pour être simple, les Burkinabè sont fatigués. Fatigués d’attendre une révolte qui est chaque fois reportée. Fatigués de voir l’argent du contribuable balancé de la sorte par la fenêtre. Mais ce qui est grave est que la solution ne semble pas pour demain la veille. Car aucun plan sérieux n’est mis en route pour incarner l’espoir. Nous aurions voulu voir une école de formation sérieuse se mettre en place avec pour ambition de mettre un groupe, à moyen terme, de bons joueurs à la disposition d’un club qui ira à la conquête de l’Afrique. Mais rien ! En Côte d’Ivoire, on a connu l’expérience de l’ASEC avec ses académiciens. En ce moment, une autre école incarne le nouvel espoir. Il s’agit du centre de formation, AFAD, créé par l’ancien président de la Fédération ivoirienne de foot, Jacques Anouma. Cette école représente la Côte d’Ivoire en Ligue africaine des champions. Nous l’avions vu jouer. Croyez-nous, même les anges du ciel s’arrêtent pour admirer ces gosses. Indubitablement, ils vont faire mal. Voilà un projet qui peut mettre un terme aux misères des clubs burkinabè. Il est vrai que des centres de formations existent en ce moment. Mais sur le plan du sérieux, ce dont nous disposons sont du niveau « cours du soir ». Seul le centre de Matourkou fait la différence. Mais encore que cette école ne forme pas pour les clubs nationaux. Nous attendons donc ce président lucide qui va trouver les moyens d’ouvrir une école au sein de son club, qui va lui donner des moyens et attendre patiemment de pouvoir récolter les fruits entre 7 et 10 ans après. Hélas tout le monde est pressé.

 

J.J. Traoré

 


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