Lucarne citoyenne : ASCE, mort d’un vigile et sapouy

Publié le mardi 1er avril 2014

Au secours l’ASCE !

Le Contrôleur général d’Etat, Henri Bruno Bessin devrait ouvrir l’œil et le bon. Même si on peut regretter que sa mission n’intervienne que lorsque le délit a été commis.

Sur la nationale (Tenkodogo-Cinkancé), qui a fait l’objet d’une double attribution, (nous en avons parlé à L’Evénement, sans que le gouvernement ne pipe mot), va se produire une autre aberration. Actuellement vont se construire au niveau des agglomérations importantes traversées par cette route, des ralentisseurs, appelés aussi « dos d’âne ». Les panneaux sont déjà implantés, il ne reste plus que les ouvrages. Franchement, pourquoi gaspiller l’argent du contribuable, alors que dans quelques jours les travaux de réfection de la route doivent commencer ? Le plus simple ne serait-il pas d’attendre la fin de la réfection et pour en ce moment ériger les ralentisseurs ? Sauf à croire que c’est le « gnadin  » de quelqu’un. 


Interrogations sur la mort d’un vigile

Pas clair, la mort du vigile Samayouga Serge, intervenue dit-on à son poste de travail au sein de la société « Africa Motors Fords ». En tout cas, l’oncle et tuteur de la victime ne croient pas un traitre mot des premières explications officielles qui sont fournies. Serait-il mort par balles d’un fusil appartenant comme on le dit à la société de vigiles qui l’emploie ? Pour la famille, le doute est total. Ce doute repose en effet sur les considérations suivantes : premièrement, sur les lieux du crime, il n’y aurait pas été constaté la moindre trace de sang ; ensuite la société qui l’emploie, au lieu de saisir la brigade de gendarmerie située à quelques mètres des lieux, a préféré alerter un commissariat de police bien plus loin. Serait-ce pour faciliter les arrangements, quand on sait que la société de sécurité en question appartient à un ancien DG de la police ? Pourquoi diable de telles suspicions « malveillantes  » ? Simplement parce que la jeune victime qui aurait dit-on constaté auparavant des choses très peu catholiques dans une des villas où il fut parfois de garde, avait préféré démissionner. Il fut rappelé un mois plus tard pour se voir proposer un autre poste de garde à « Africa Motors », chose qu’il accepta. La nuit de sa mort, il devait aller, chose inhabituelle d’ailleurs, chercher son salaire à la direction de sa société. Pour la famille, c’est plutôt là qu’il a trouvé la mort et transporté par la suite à son poste de garde. Le procureur du Faso près le TGI de Ouagadougou qui a été saisi, a la lourde tâche de démêler cette ténébreuse affaire. Il lui faudra beaucoup de perspicacité et de courage pour percer ce mystère. Il n’est pas inutile de lui souhaiter bonne chance.

Renouvellement des structures de gestion forestière Sapouy/Bieha : Un « lenga » qui arrange bien des gens !

Décidément le « lenga » fait des émules y compris dans nos campagnes. Au terme de l’article 22 du règlement intérieur du Groupement de gestion forestière, le bureau est élu pour une durée de 3 ans renouvelable une fois. Mais voilà que prétextant qu’il a fait du bon boulot, lequel leur a valu de nombreuses félicitations, le bureau sortant entend s’octroyer un mandat supplémentaire, bien qu’ayant épuisé ses deux mandats. Evidemment, cette décision est décriée par nombre d’adhérents qui en appellent au renouvellement de toutes les instances de l’Union des groupements sur la base des textes organiques. En effet, l’article 52 règle cette question en fixant la composition de ladite « commission ad hoc neutre ». Malheureusement, l’administration (notamment le haut-commissaire) qui devrait en être le garant préfère s’accommoder de cette violation des textes. Depuis 2010, l’UGGF Sapouy/Bieha patauge dans une gouvernance arbitraire sans qu’on ne puisse apparemment faire quelque chose. Il faut croire que l’huile du haricot arrange bien des gens au point de provoquer une union sacrée pour le maintien du statu quo !


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