Anatole et les problèmes de l’arrondissement 4

Publié le mardi 18 mars 2014

François voulait la victoire…mais il a accepté la défaite. Dans cette reprise des municipales, l’arrondissement 4 a été celui de tous les enjeux. Pour le CDP, c’était l’arrondissement à ne pas perdre. Pour ce faire François Compaoré en personne s’est investi, comme jamais par le passé. Pendant près de deux semaines, il a pour ainsi dire, élu domicile dans l’arrondissement où il a pris ses quartiers dans le QG de campagne. Il voulait superviser les choses lui-même. Il voulait cette victoire. Le jour des votes, il n’a pratiquement pas quitté le QG. Avec autour de lui, le ministre du Commerce Arthur Kafando et certains lieutenants comme le fulgurant animateur Ambroise.

Vers 18 heures, les premiers résultats ne sont pas bons. A 20 heures c’est quasi certain. Ce sera un naufrage. Autour de François Compaoré on échafaude alors un scénario à la Gbagbo. On veut attribuer la contreperformance à la fraude. Il faut disent, certains s’organiser pour refuser les résultats. François Compaoré écoute et fini par trancher. On ne fera rien. C’est l’épilogue. Les jeux sont faits. Il a été grand dans la défaite, François Compaoré, il faut le lui savoir.Il n’a pas encore pris service. Le Conseil d’Etat devrait examiner et valider les résultats proclamés par la CENI. A l’arrondissement 4, il n’y a pas eu de contestation, donc les résultats proclamés par la CENI pourraient vraisemblablement être entérinés par les juges du Conseil d’Etat. Anatole attend donc son investiture qui ne devrait pas connaitre les aléas du premier mandat où il avait fallu le courage du ministre Abel Toussain Coulibaly pour l’installer.

C’est cet Anatole que nous avons rencontré, ce vendredi 7 mars, dans les locaux de son atelier de soudure. Il sait ce qui l’attend. Comme maire d’arrondissement, il ne détient pas les cordons de la bourse. Il n’a pas de budget à lui. Mais il ne manque pas d’idées pour autant. S’il ne rêve pas réaliser des autoroutes pour ses concitoyens, il veut avec eux faire ce qui est possible en cultivant l’esprit citoyen et participatif. Entretien à bâton rompu avec le maire Anatole. 

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 Zoom sur l’Arrondissement 4

Dans le dernier découpage l’arrondissement a été pratiquement divisé en trois parties. Parce que Nongr-massom couvrait une partie de l’arrondissement 5, le 10, le 4 actuel et l’arrondissement 9. La partie Bang-pooré (derrière les rails) qui se trouve avec l’arrondissement 9, une partie de l’ex-secteur 23 qui est actuellement dans l’arrondissement 9. L’arrondissement 5 à la partie secteur 27 et pratiquement le secteur 13. Nongr-massom couvrait jusqu’à Dassasgho, jusqu’au secteur 13 Zogona. L’université faisait partie de Nongr-massom. C’était Charles de Gaulle qui était la frontière. L’arrondissement compte environ 180 000 habitants. La zone industrielle de Kossodo en fait partie.

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Evé : Si on est élu maire, c’est qu’on a des projets à réaliser et si on a des projets à réaliser, c’est qu’on a un budget. Si on n’a pas de budget, comment on le réalise dans le cadre d’un arrondissement ? Comment vous fonctionnez ?

Anatole Issa Bonkoungou (AIB) : C’est vraiment là le problème. Les arrondissements n’ont pas d’autonomie budgétaire ce qui fait que les champs d’action sont vraiment limités. Vous pouvez avoir le projet à cœur mais s’il n’est pas accepté par la ville, le projet ne tiendra jamais.

Comment on peut donner sa pleine mesure quand on est maire d’un arrondissement si on dépend de la commune ?

Ici le problème c’est quoi ? On appartient à une communauté, une entité qui est l’arrondissement. On se dit qu’il y a certains actes par exemple posés au niveau de la commune centrale où on a aussi notre mot à dire, on peut y contribuer. Par exemple au niveau de l’arrondissement 4, certaines mesures qui seront prises au niveau communal, nous pouvons refuser si nous ne les partageons pas. Là où les textes sont un peu bizarres, c’est parce que la commune de Ouagadougou a pratiquement un maire et les maires des arrondissements qui sont aussi des maires qui ne dépendent pas directement du maire de la commune de Ouagadougou mais c’est en fait une sorte de collaboration. Il y a certaines mesures que le maire de Ouagadougou ne peut pas prendre et que les maires d’arrondissements ont comme prérogatives.

Anatole m’a pas de budget propre à lui, mais il pense qu’il peut faire le lobbying pour les siens au près des entreprises de son arrondissement (Ph.Evénement)


Avez-vous un exemple ?

Oui la question du foncier. Le maire de Ouagadougou ne peut même pas décider d’attribuer un mètre carré de parcelle.

Le foncier est –il donc du ressort des arrondissements ?

Oui, le foncier est du ressort des arrondissements et chaque arrondissement à partir de la délégation de crédit que vous avez, vous pouvez aussi travailler pour le fonctionnement de l’arrondissement. Mais cette autonomie de gestion fait que les arrondissements peuvent aussi avoir des partenaires. A Nongr-massom à l’époque, on avait comme partenaire, notre jumelle française de Eragny. Dans ce cadre il y a eu des constructions d’écoles. Je prends encore l’exemple à l’arrondissement 4, où si c’est bien géré et suivi, les habitants de l’arrondissement ne vont pas seulement subir que des nuisances sonores de la zone industrielle. Mais la zone industrielle peut logiquement penser aussi aux jeunes qui chôment. Il suffit aussi d’avoir des approches, les interpeller à faire quelque chose. Si ce sont vraiment des entreprises citoyennes, elles devraient aussi songer à la collectivité à laquelle elles appartiennent. Je me dis que cela peut être un plus aussi.

Mais est-ce que cela relève d’une initiative du maire de l’arrondissement ?

Le maire de l’arrondissement peut approcher certains services de taille, certaines unités industrielles de taille pour leur dire de faire quelque chose pour l’arrondissement. Comme on aime le dire de façon plate, lorsqu’il y a un incendie, c’est à son voisin immédiat que l’on fait appel. Pour dire que s’il y a des retombées aussi, le voisin immédiat doit pouvoir en bénéficier.

Si vous avez une grosse prérogative dans la maîtrise du foncier, cela veut dire que toutes les retombées en la matière restent dans l’arrondissement ? Ou bien c’est la commune de Ouagadougou qui récupère tout ?

Tout ce que nous recouvrons au cours du lotissement, nous reversons directement les recettes à la commune. Nous ne gardons même pas un centime.

Mais l’initiative c’est vous qui la prenez ?

Les initiatives sont prises par les conseils d’arrondissement qui demandent l’aménagement, puisqu’ils constituent l’autorité de proximité et naturellement quand la population a des besoins, directement elle les adresse au maire de l’arrondissement qui peut monter le projet et échanger avec le conseil municipal ; rendre compte au maire de la commune de Ouagadougou, au haut-commissaire qui est la tutelle rapprochée. Après donc ces échanges, on peut mettre en route ces projets. Mais s’il y a des fonds à recouvrer, l’arrondissement perçoit et les déposent au niveau de la trésorerie régionale qui relève de la commune de Ouagadougou. S’il y a même des dépenses à faire, il faut que le trésorier régional donne son accord.

Mais y a-t-il des ristournes pour l’arrondissement ?

Aucune, l’arrondissement ne perçoit aucun centime en dehors des dépenses en régie par délégation de crédit perçue par les maires d’arrondissement.

Est-ce que dans le cas de l’arrondissement vous pouvez organiser un schéma d’aménagement ou bien il n’y a pas de schéma de développement au niveau de l’arrondissement fait par le conseil ?

Il peut le faire. Mais le schéma ne peut tenir la route qu’en l’intégrant au schéma directeur qui est le plan de développement de la ville de Ouagadougou. Ici en fait, on ne peut pas parler de développement si on n’a pas de budget. Comme on aime le dire, l’aveugle n’a pas le temps à donner si son guide n’est pas là. Donc si votre budget est dicté par quelqu’un vous n’avez pas le choix.

Il y a aussi beaucoup de difficultés autour de la gestion du foncier avec l’équipe d’avant. Est-ce-que vous pouvez nous dire un mot sur cette question ? Parce qu’il semble que vous héritez d’un grand problème au niveau du foncier.

Oui c’est vrai. Ce n’est un secret pour personne. C’est une réalité. Il y a des problèmes qu’il faut chercher à comprendre. Et je crois que dès le début, si on prend la collectivité, ce n’est pas seulement l’actif, il y a le passif aussi. On ne vient pas s’asseoir comme ça. Il faut chercher à comprendre pour ne pas se retrouver un jour face à des situations. Pas pour fouiller « la lessive » des gens mais il faut comprendre et ça c’est naturel.

Il semble aussi que la hargne contre vous était surtout dictée par le fait qu’il avait un certain nombre de casseroles assez solides dont il aurait bien voulu recouvrer la commune pour…

Ce qui m’amène à dire cela, c’est qu’il ne le cachait pas. Il a dit que : « nous allons travailler pour bousculer le conseil municipal afin qu’Anatole ne vienne pas ». Ce qui m’amène à me poser la question de savoir s’il y a quelque chose à cacher.

Peut-il vous le cacher , puisque vous étiez le maire adjoint à l’époque ?

J’étais adjoint mais vous voyez, à un moment donné si vous ne vous accordez pas, on ne vous laisse aucun dossier ou on vous laisse voir les dossiers qu’on a envie que vous voyez. Vous rentrez dans le bureau d’un agent et à votre sortie on l’appelle pour lui demander ce que vous êtes venu dire. Et pour ne pas créer des problèmes aux agents, j’ai préféré m’éclipser. Je viens aux sessions et je rentre chez moi. Mais je sais que la vérité finira un jour par triompher.

Ce qu’on aurait appris, c’est qu’il y a des attributions qui n’ont pas été totalement finalisées ?

Je l’ai appris aussi. Je ne l’affirme pas comme je n’ai rien concrètement. Mais je l’ai appris également dans les coulisses que y a certaines attributions, où pendant les sept (7) mois que j’ai fait, y avait certains dossiers que le guichet unique ne signait pas si les dossiers provenaient de l’arrondissement de Nongr-massom.

Mais quelle sera la marque de votre mandat de cinq (5) ans ? Quel est le vrai programme que vous voulez mettre en place ?

En tant que citoyen, ce que j’ai pu vivre comme climat social, l’essentiel c’est de braver l’impossible et de faire en sorte que les ressortissants de l’arrondissement enterrent la hache de guerre

Mais ça, ça ne reste pas ? Ce n’est pas matériel.

Ce n’est pas matériel. Ça veut dire que tout ce qui est matériel, si vous n’arrivez pas à concrétiser l’aspect social et la cohésion sociale, partira en fumée.

Mais ça, vous l’avez déjà acquis. La démonstration de force que les gens ont faite, c’est déjà un quitus. De ce point de vue vous ne devriez plus vous inquiéter.

Tout à fait mais je veux que les gens vivent autrement. Que ça apporte enfin un changement de mentalité. Déjà ce message fort de mon point de vue est un signe. En attendant que l’ensemble de la population vive cela, consente et constate que tous nous sommes des frères. Ça c’est la toute première des choses. La hache de guerre doit également être enterrée définitivement

Là ça veut dire que c’est avec les autres ?

Oui avec les autres. Ce n’est pas parce qu’on n’est plus devant qu’on doit procéder à des règlements de compte. Je ne suis pas là pour ça. Je crois pouvoir moi aussi apporter ma pierre à l’édifice. Par exemple dans le domaine du foncier, il faut que la transparence soit de mise. Ça c’est mon engagement. En ce qui concerne la question par exemple de voirie et d’assainissement, notre souhait c’est d’amener la population à se prendre en charge indépendamment de la collectivité. Je crois qu’un cadre sain doit être l’affaire de tous les citoyens.

Donc l’auto-participation alors ?

Exactement. Parce qu’en fait aucun de nous ne veut participer parce qu’il ne sent pas la présence de l’autorité municipale. Il ne se sent pas concerné par le devenir collectif de l’arrondissement et il faut travailler à ce qu’il se sente également concerné. Et là c’est à travers des sensibilisations. Je disais tantôt qu’on n’avait pas de budget. Je ne peux pas imaginer des autoroutes dans l’arrondissement 4 parce qu’on n’en a pas. Mais pour ce qui concerne les autres questions, tout ce qui sort de l’imagination des citoyens de cette collectivité, on devrait être à même de les mettre en application.

Vous avez parlé des questions d’emploi aussi. Vous pensez pouvoir faire employer combien de jeunes au niveau de l’arrondissement ?

Autant que possible. Je sais que c’est une possibilité parce que j’ai vu naître cette zone industrielle avec ce qu’il y a comme difficultés. J’ai même fait plus de 20 ans là-bas. Oui, j’ai travaillé là-bas. Nous avons appartenu au temps de la révolution au ministère de l’emploi avec Fidèle Toé. J’étais un agent de l’atelier pilote de construction de matériels agricoles. J’y ai fait 21 ans. Après on s’est retrouvé au ministère de la promotion économique, de la fonction publique, puis de l’agriculture et c’est à partir de là que le projet a pris fin.

Mais y a-t-il des possibilités à ce niveau ? Avez-vous une estimation ?

Je sais qu’il y a des possibilités. Il faut travailler avec les chefs des entreprises sur place, les industriels sur place pour voir ce qui est faisable.

Est-ce créer une sorte de préférence pour les gens de l’arrondissement d’abord, dans les projets d’emploie des entreprises de la zone industrielle ?

Tout à fait.

Que faite-vous au niveau de la commune ? Est-ce que vous allez créer une sorte de fichier avec les qualifications ? Est-ce que la commune peut faire un travail d’office de promotion d’emploi ?

Oui. Les sept (7) mois que nous avons fait à la tête de l’arrondissement 4, malgré ces difficultés c’est le projet que nous avons envisagé de mettre en œuvre. Parce que avec la création de l’association pour le développement de l’arrondissement 4 qui est aujourd’hui d’actualité et notre mission, c’est de les amener à ouvrir dans tous les 4 secteurs de l’arrondissement, des maisons de jeunes opérationnelles et fonctionnelles où l’ensemble de la jeunesse peut éventuellement s’inscrire dans un grand registre et que s’il y a des besoins qu’on puisse exprimer à travers ces structures pour qu’ils disent : «  vous avez besoin d’un maçon, ici nous avons un maçon avec telle ou telle qualification ». On peut les appeler, ils iront à la compétition. Si on arrive à retenir cinq (5), c’est un plus et on continue. Voilà un peu notre façon de voir. C’est que ce n’est pas pour faire un office de promotion d’emploi mais qu’à travers ces structures, il y ait des possibilités. Vous voyez par exemple le projet HIMO où on a pu faire quelque chose. C’est en fait un travail de l’Etat. Mais au début, quand on voulait recruter pour le projet HIMO, dans un secteur on avait plus de 1000 femmes pour 60 places. Qu’est-ce qu’il fallait faire ?

Vous êtes pratiquement le seul maire qui ne soit pas de la majorité présidentielle. Est-ce que cela va vous faciliter la tâche ? Sauf à considèrer que l’ODT est du front républicain, mais ça reste que vous n’êtes pas CDP.

Les gens veulent en fait un citoyen de proximité à même de répondre à leurs attentes. C’est tout. On a beau être du pouvoir à l’extrême ou de l’opposition à l’extrême, si celui que vous présentez comme candidat ne répond pas aux attentes de la population, naturellement elle ne va pas agir. Moi qui vous parle aujourd’hui, si ce que je vais poser comme acte ne rencontre pas l’approbation du plus grand nombre, à la prochaine élection ils vont me dire merci et c’est ce qui est normal. Moi je me dis que c’est cela la compétition.

Avez-vous été étonné des résultats dans l’arrondissement ?

Oui et non. Oui parce qu’en fait, ce sont les urnes qui détiennent les résultats. Non parce que le message de vérité que nous avons envoyé à l’endroit de nos concitoyens, à un moment donné nous avons compris que ce message était hautement distinctif et véritablement compris. C’est d’ailleurs à leur niveau à travers la manière de faire que nous avons compris que le massage était passé parce que nous n’avons pas promis. L’avantage avec l’ODT c’est que nous n’avons pas promis quelque chose à quelqu’un. Mais nous avons invité l’ensemble des concitoyens à se prendre la main et notre développement en main. Et c’est cela qu’ils ont compris. Et de mon point de vue, c’est cela aussi la collectivité. Faire des promesses dans une incertitude, si on n’arrive pas à les accomplir, ce sera un problème. Mais il faut impliquer tout le monde. Venir promettre par exemple, comme disait quelqu’un que pour eux il faut qu’on leur trouve par exemple des métros, des autoroutes et des trucs au Burkina c’est quasiment impossible. Même si tu veux le pouvoir et tu fais ces promesses, tu ne vas jamais les réaliser même tes arrières petits enfants ne le feront pas.

Espérons que vos arrières petits enfants vont réaliser des métros ?

En tout cas ce n’est pas pour demain. Il y a encore du chemin à faire, il y a aussi des priorités. Cela peut venir par la suite mais dans l’immédiat, ce n’est pas très évident.

Mais quand même cette élection est cardinale et en même temps elle est charnière. Elle est l’indication que les populations ont une certaine conception de la politique qu’on ne pouvait pas imaginer. C’est-à-dire que l’argent n’est pas tout ?

C’est vrai, il faut le dire, l’argent n’est pas tout. Depuis quand ils perçoivent l’argent ? Qu’est-ce que cela a changé ? Faites un choix conséquent et vous assumez. Il y a des gens qui ont souffert, il y a d’autres qui viennent vers moi pour demander de les appuyer avec un mille franc. C’est humain. Si c’est vraiment un besoin je peux aller demander à d’autres. Je crois qu’ainsi je règle mon problème. Ce qui est naturel. Mais ce n’est pas parce que je veux me faire élire que je vais venir vous promettre des millions. Ils ne vont quand même pas me croire. C’est pour dire que c’est parce qu’il y a un besoin. Il finit ce besoin et un problème de mille francs peut l’envoyer au cimetière. Il faut donc amener la population à comprendre ce que vous dites. Il y a l’argent c’est vrai mais regardons les choses en face.

La question des espaces verts, il semble que dans l’arrondissement il n’y a plus d’espaces verts. Comment comptez-vous gérer ce cas de figure ? Nous avons appris que les espaces verts qui ont été attribués seront retirés.

Je n’affirme pas. J’attends de voir. Peut-être que cela a été « mal géré », mais j’attends de voir. Si c’est avéré, on applique la loi dans sa rigueur.

Il semble qu’à votre arrivée en mars passé après votre investiture, il y a eu un ordinateur qui a disparu, contenant des fichiers du foncier. Qu’en est-il ?

Oui je suis parti, je n’ai pas trouvé l’ordinateur. Ce qui m’embête un peu, c’est que je l’ai dans ma passation. J’ai voulu comprendre et on m’a dit que l’appareil se trouvait avec l’ex-premier adjoint qui gérait le foncier qui est actuellement maire de l’arrondissement n° 10. J’ai cherché à comprendre, je suis parti vers lui. J’ai déploré le fait mais voyez-vous, qu’est-ce que je peux faire ?

Mais avez-vous mis la main sur l’ordi en question ?

Pas du tout. C’est cela qui nous conduit à nous poser des questions. Pourquoi cela ? Mais tant que je n’ai pas de preuve je ne peux pas faire des déclarations. Et j’avoue que je vais comprendre. C’est un droit pour moi de vouloir comprendre.

Interview Newton Ahmed BARRY et Wilfried BAKOUAN


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