ASFA-Y : Comme on aime les crises !

Publié le mardi 18 février 2014

L’ASFA-Y, le triple champion du Burkina va mal. Le docteur Sam, DG de la douane appelé d’urgence à son chevet n’y peut apparemment pas grand-chose. Et comme si le malheur n’arrive jamais seul, c’est dans ce contexte que la formation vient de perdre son coach, le vénérable Cheick Omar Koné.

Le championnat national du Burkina se joue selon l’ASFA-Y. Eternel vainqueur ces dernières années, la formation de Zempasgo, semble ne pas avoir d’adversaire tant les autres clubs n’ont pas de répondant. Mais au lieu de profiter de cette suprématie locale pour se construire, la protégée de la Princesse Yenenga semble ne pas pouvoir vivre sans crise. Jugez-en vous-même. Cheick Omar Koné, tout bon coach qu’il est a décidé de mettre fin à sa collaboration avec l’ASFA-Y. Il annonce son départ fin décembre.

Il doit aller répondre à l’appel de sa Nation, devenir l’adjoint de Henri Kasperzack à la tête des Aigles. Après avoir signé son contrat, l’entraîneur Koné revient et continue avec l’ASFA-Y jusqu’en fin janvier, le temps que les Vert et jaune trouvent son remplaçant. Quand en début février le technicien malien plie bagage, les dirigeants du club burkinabé n’ont pas encore trouvé le successeur du Malien. Ils demandent alors à ce dernier de patienter encore. Mais ce dernier fait savoir qu’il était l’employer de la fédération malienne de foot et que pour faire une pige, il fallait que l’ASFA-Y formule la demande à cette instance. Et voilà que le club est sans entraîneur titulaire alors qu’il a joué et perdu (1-0 ) son premier match de la campagne africaine.

Mais diable, pourquoi les Vert et Jaune n’ont pas, en plus d’un mois trouvé un coach ? Des propositions sont arrivées sur la table des décideurs du club. L’Ivoirien Sekou Fofona a postulé. Mais son dossier n’a pas convaincu. L’ASFA-Y n’a pas voulu engager un coach qui n’a jamais fait plus d’une saison à la tête d’un club. Un autre Ivoirien a recherché le poste. Il s’agit de l’ancien entraîneur des Eléphants locaux, Georges Kouadio. Mais la piste de ce dernier se refroidit du fait de ses prétentions salariales, un salaire mensuel de 2,5 millions. Contacté, Maxime Gouaméné a décliné l’offre, étant donné qu’il est déjà sous contrat.

Un technicien togolais aussi avait postulé. Mais ses 27 ans lui donnent plutôt une candidature de joueur que d’entraîneur. Actuellement, l’ASFA-Y est partie pour faire un beau coup de force à un club rival de la place en lui arrachant son entraîneur. Avec donc un staff technique désorganisé, l’ASFA-Y ne se sent pas assez perturbée. Il en faut bien plus. Le désaccord entre le Comité exécutif et le Conseil d’administration va apparaître. On se souvient que cette même guéguerre entre les deux composantes du club des dirigeants de l’ASFA-Y avait emporté le bureau de Armand Béhouindé, président du bureau exécutif.

Mais il se trouve que Antoine Zoungrana, président du conseil d’administration de l’époque est aussi parti, remplacé par l’actuel DG de la Douane, Sam Sylvestre. Mais pourquoi les nouveaux acteurs ont rouvert le conflit. En fait, entre Eddie Komboïbo, actuel président du Comité exécutif et le DG de la douane, le courant arrive par saccade étant donné que le Conseil d’administration va au delà de ses prérogatives.

Komboïbo a même été contraint d’écrire une lettre à son PCA pour rappeler son rôle qui est de rechercher les moyens à mettre à la disposition du Comité exécutif qui, lui, va s’occuper des dépenses. Le Conseil d’administration pourra repasser après pour exercer son droit de contrôle. Le même problème a opposé les deux structures de par le passé poussant Armand Behouindé à prendre certaines décisions maladroites. Selon des sources, l’ancien président Antoine Zoungrana est parti sans l’être vraiment.

C’est lui qui, nommé conseiller du PCA actuel influence nombre de décisions. Disposant de tout son temps et connaissant le football tout le contraire du DG Sam, Zoungrana est au centre de nombre de décisions. Actuellement un conflit est né entre lui et l’ex président du Comité exécutif, le richissime Sang-Chaud et l’ancien président du Conseil d’administration, Antoine Zoungrana. Selon nos sources, en partant Antoine Zoungrana a déconseillé la reconduction de Sang-Chaud. Mais ce dernier ne décolère pas.

Il en veut à certains dirigeants de l’ASFA-Y qui lui ont caché leurs intentions jusqu’à la veille du renouvellement du bureau avant de l’informer qu’il est déclaré non partant. L’homme d’affaire, Sang-Chaud n’a pas digéré cela. Il fulmine dans sa retraite attendant son heure. Ce qui ne fait qu’augmenter les mécontents du club quand on sait que le groupe de Behouindé n’a toujours pas pardonné. Dans ce climat, il est difficile de construire.

J.J TRAORE


Commenter l'article (9)