Lucarne citoyenne 272

Publié le vendredi 31 janvier 2014

 

 

A propos du grade de général de Djibril Bassolet

 l’Etat major de la gendarmerie nationale apporte des explications :

 « Dans un écrit publié dans l’Evènement n° 271 du 10 janvier 2014 dans la rubrique « lucarne citoyenne », et intitulé « A propos du nouveau grade de Djibril BASSOLE  » vous avez évoqué la nomination de nouveaux généraux dans l’armée dont celle du ministre d’Etat, Djibril BASSOLE, officier supérieur de la Gendarmerie, fait selon vous, « le plus de gorges chaudes » parce qu’il fait partie des Conseillers politiques CDP nommés au Vème congrès et donc, ne devrait plus « bénéficier d’avancement » dans son corps. Vous avez de ce fait interpelé le Chef d’Etat-major de la Gendarmerie pour « éclairer la lanterne de l’opinion publique de cette nomination apparemment incongrue ». C’est donc suite à cette interpellation que nous vous adressons ces lignes. Nous sommes néanmoins surpris que vous n’ayez pas pris le soin de contacter nos services avant la publication de votre dernier numéro. Préalable qui vous aurait permis de vous rendre compte que cette nomination du Colonel-major Djibril BASSOLE, ancien Chef d’ Etat-major de la Gendarmerie Nationale au grade de Général n’a rien d’incongrue. Sachez tout d’abord que la Gendarmerie Nationale fait partie intégrante des forces armées nationales. Ensuite nous tenons à vous informer que le colonel major Djibril BASSOLE, officier supérieur de Gendarmerie a bénéficié en mars 2012 d’une disponibilité de deux ans. En prévision de la fin effective de cette disponibilité le 04 mars 2014 et selon les textes en vigueur, le Colonel Major Djibril BASSOLE a introduit auprès du Ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants une demande de réintégration dans son corps d’origine. Dans la même logique, il a pris les dispositions nécessaires pour être déchargé de son poste de Conseiller politique du CDP. Rappelons que la nomination de Djibril BASSOLE au grade de Général prend effet pour compter du premier avril 2014. Veuillez agréer monsieur le Directeur, l’assurance de mes sentiments distingués. »

A Pô dans la nuit du vendredi 17 janvier

L’événement est banal s’il avait eu lieu en temps normal. Seulement voilà, le Burkina depuis un certain 4 janvier est hanté par le fantôme de la division au sein du parti majoritaire au point de troubler le sommeil des hauts de en haut. On ne sait plus qui est qui et la suspicion grossit et grossit, au point de traverser les frontières de nos casernes. Dans ce lourd climat, comment ne pas s’interroger sur le convoi de camions militaires chargés de matériels sans doute militaires qui ont traversé la principale voie de la capitale du Nahouri à une heure où même les chauves-souris ont fini leurs rondes nocturnes . Evidemment, il y a comme toujours des noctambules qui, faute de trouver le sommeil trompent leur ennui en trainant dans les rares cafés restés ouverts. Et ils ont vu ! Pourvu que ces convois nocturnes ne soient pas destinés à assouvir les rêves lugubres de quelques nostalgiques de la pensée unique qui ont si longtemps imposé leur loi au Faso.

 

Marin à l’épreuve du terrain

Aujourd’hui dans les « grins  » de la capitale quand vous dites Marin Ilboudo on entend : sanction des jeunes volontaires, homosexualité ou hausse des prix de parking. Sur ce dernier volet, Simon s’est battu avec les syndicats des parkers pour maintenir les prix à 50f. Après son départ les parkers se sont entendus pour relever le prix à 100f. Quand il est arrivé aux affaires, Marin n’a plus poursuivi le dialogue sur ce sujet pour faire comprendre et admettre l’importance sociale du parking et la nécessité de rendre le prix accessible même aux plus démunis. Allez à l’hôpital Yalgado, vous y découvrirez le nouvel esprit, totalement mercantile. C’est 100F ou rien et même que la nuit, les prix doublent : 200f. Aucune dérogation, même quand vous êtes visiblement dans la détresse. On peut à la rigueur comprendre l’intransigeance des parkers. La vie est dure pour tout le monde et tout le monde se débrouille. Mais alors, le bourgmestre dont le rôle est de gérer la ville dans l’intérêt de ses habitants, que fait-il ? C’est le lieu de s’interroger. S’il ne peut empêcher l’augmentation du prix en raison de la hausse du coût de la vie, il y a tout de même de mettre des garde-fous pour sanctuariser les périmètres des hôpitaux et lieux de santé comme les pharmacies. Pour les autres lieux, on pourrait aussi envisager de subventionner l’activité des parkers pour maintenir les prix accessibles. Ou bien ? 


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