Lucarne citoyenne 271

Publié le lundi 20 janvier 2014

 Général Nabéré, attention au quiproquo !

 Le 1er janvier dernier, la télévision nationale a diffusé un élément sur la présentation des vœux des forces armées nationales à leur chef Blaise Compaoré. A cette occasion, le général Nabéré a prononcé un discours qui prend après coup une résonance particulière. En effet dans son allocution Honoré Nabéré a dit expressément ceci : « On sait que le temps du Président du Faso est compté mais il a tenu à être là aujourd’hui avec nous ». Sans doute invoquait-il l’agenda du chef de l’Etat dont on imagine qu’il est chargé surtout en cette fin d’année où c’est généralement le marathon à Kosyam avec les activités de présentation de vœux. Mais dans ce climat politique délétère où les paroles sont particulièrement scrutées surtout quand elles sont prononcées par des personnalités importantes, certains ont pu voir autre chose dans les paroles du général. Entre l’expression le temps est compté et les jours sont comptés, il ya un fossé de sens. Mais certains esprits sans doute malintentionnés ont confondu les deux expressions. Il est vrai que le sujet sur le départ du boss est dans l’actualité mais il ne faut tout de même pas en faire une obsession. Il faut savoir garder raison et s’appuyer sur la valeur sure du dialogue et de la persuasion, que ce soit par des mots ou par des actions démocratiques pour obtenir le respect strict de la constitution. La constitution a une portée générale et il n’est pas acceptable de modifier une disposition constitutionnelle pour un individu fut-il un génie.

A propos du nouveau grade de Djibril Bassolet

De nouveaux généraux viennent d’être nommés dans l’armée et dans la gendarmerie. La nomination qui fait le plus de gorges chaudes est celle de Djibril Bassolet, officier supérieur de la gendarmerie. On dit que c’est le premier général de la gendarmerie, mais là n’est pas le sujet. On croyait l’homme démissionnaire ou à tout le moins en congé de son corps de métier comme le veut les textes. On nous avait fait croire qu’un militaire qui entre en politique devrait déposer sa tenue. Il nous semble que Djibril Bassolet est en politique, puisqu’il fait partie des commissaires politiques du CDP nommés au Vème congrès. La gendarmerie ne fait-elle pas partie des corps militaires ? Si oui, d’où vient alors qu’il continue de bénéficier d’avancement dans un corps militaire alors qu’il a déposé ses valises au CDP ? Nous sommes en démocratie parait-il. Le chef d’Etat major de la gendarmerie devrait pouvoir éclairer la lanterne de l’opinion publique de cette nomination apparemment incongrue !

Guillaume Soro en pompier chez les frères ennemis du CDP

La bagarre entre les frères ennemis du CDP a eu une résonnance particulière chez nos voisins ivoiriens. Sans perdre de temps, Alassane Ouattara a dépêché Guillaume Soro au Burkina en mission de paix. Le souci des amis ivoiriens c’est d’éviter que l’étincelle ne provoque un incendie dont les conséquences imprévisibles pourraient s’étendre au delà des frontières du Burkina pour atteindre la Côte d’Ivoire. Connaissent que trop bien, Une crise du genre, les ivoiriens ne connaissent que trop bien ! Alassane Ouattara avait du quitter le PDCI pour créer le RDR et depuis le brasier allumé ne s’est plus éteint jusqu’à l’éclatement de la guerre civile, consécutive à la crise postélectorale de 2011. Prudence est mère de sûreté et les ivoiriens ont bien raison de s’inquiéter car mieux vaut prévenir que guérir. Ngaw !

Université Ouaga II : Le temps des hommages

Laurent Bado et Jean Yado Toé, tous deux admis à la retraite il y a deux ans ont reçu un fervent hommage de la part de l’Université Ouaga II. C’est leur apport dans la formation de la jeunesse Burkinabè qui leur a valu cette reconnaissance. L’occasion a été saisie pour féliciter quatre nouveaux promus du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur. C’était ce jeudi 9 janvier à l’Unité de Formation et de Recherche en Science Juridique et Politique (UFR/SJP).

C’est devant un parterre d’amis et d’étudiants que les six juristes ont été congratulés. Les quatre promus sont venus apporter du sang neuf à l’UFR/SJP. Les deux enseignants se sont dit fiers d’avoir contribué à la formation de la jeunesse de leur pays. Ils ont aussi prodigué des conseils aux étudiants les incitant à la discipline et à beaucoup d’abnégation dans leurs études. Laurent Bado assure que sa retraite ne sera pas pour se reposer. Il l’a consacrera à l’écriture.Tout en saluant l’initiative qui a consisté à honorer les partants à la retraite, l’Evénement saisit l’occasion pour pointer du doigt la nécessité de mettre en place une véritable politique de renouvellement des cadres, ce qui convenons-en est le talon d’Achille de nos universités. 


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