Lucarne citoyenne N°270

Publié le mardi 7 janvier 2014

Retour au Balai citoyen : les raisons d’une censure

Comme nous vous l’avions annoncé, le balai citoyen n’a pas pris la parole au cours du meeting du collectif, à l’occasion du 13 décembre, pas plus qu’il n’avait réussi à s’exprimer lors de la conférence de presse préparatoire. Motif, selon Zougmoré, il n’appartient pas à ce regroupement qui a décidé que désormais il n’y aurait qu’une seule prise de parole au meeting du 13 décembre. Et cela jusqu’à preuve du contraire. Et le contraire n’a pas pu se produire avec le balai. Au grand courroux de ses animateurs. Pourquoi ? Parce qu’ils croient avoir fait un sacrifice pour mériter d’être pris en compte. Celui d’avoir différé son sit-in pour ne pas gêner le meeting. Pas suffisant rétorque le patron du Collectif qui s’en tient à la décision collective de l’ensemble des organisations du collectif, à laquelle il n’y a pas de dérogation. Pas de flexibilité donc au niveau du collectif. Sans doute y a-t-il quelque ressentiment à l’égard des responsables de ce regroupement dont certains membres auraient déclaré dans un campus universitaire que le collectif a trahi Norbert Zongo et qu’il est temps qu’une autre génération prenne les choses en main. S’il en est ainsi pense t-on sans doute côté collectif, qu’ils aillent célébrer leur religion ailleurs.

Les margouillats de l’aéroport Charles de Gaulle

Nos compatriotes africains excellent de nos jours dans un sport d’un genre particulier. Nous les appellerons margouillats à l’instar des margouillats de la SOBCA. Pourquoi margouillats, parce que ce sont des gens qui ont décidé de se fixer en un endroit et qui abordent tous ceux qui passent espérant tirer leur profit. A Roissy, les margouillats que nous avons vus sont tous des noirs. Ils vous accostent quand ils vous voient trainer une valise. On vous demande si vous voulez effectuer vos formalités de départ. Si vous dites oui, ils vous demandent votre destination. Si ça ne les intéresse pas, ils vous disent quand même les portes entre lesquels sont situés les guichets d’enregistrement concernant votre destination. C’est carrément l’agression quand votre destination correspond au business qu’ils veulent entreprendre. Dans ce cas, ils proposent de vous aider avec vos bagages. Ils vous conduisent d’abord sur les machines qui débitent les billets, prennent votre N° de réservation pour effectuer les formalités d’édition du ticket. Il n’est même pas nécessaire que vous vous connaissiez auparavant. Derrière tant de générosité se cache un objectif : vous fourguez un colis, si vous n’avez pas atteint le poids de bagages auquel vous avez droit. Grace à ce manège, certains réussissent un business incroyable. Et si c’est un commerce déguisé, il faut croire qu’il est bien juteux. Résultat c’est une économie parallèle qui se forme avec les inconvénients que l’on devine et surtout les problèmes sécuritaires que ça entraine !

A chacun son 11 décembre

A l’instar des chefs lieux de région qui accueillent de manière tournante les activités de la fête nationale de l’indépendance, les capitales provinciales deviennent elles aussi l’espace d’un jour et de manière tournante, le centre de gravité des régions. Ainsi, Léo a célébré avec l’ensemble de la région du Centre-ouest, le 53ème anniversaire de l’indépendance. Ce fut l’occasion de présenter les différentes facettes de la région tant dans le domaine économique, culturel que social. On a pu ainsi voir des choses tant dans le domaine agricole que pastorale. Idem pour le secteur de l’artisanat où l’éventail des activités présentées était assez large (couturiers, transformateurs de produits agricoles, groupements féminins de production végétale, productrices de karité, producteurs de semences, mini-laiteries, coiffeuses etc…). Toutes les provinces étaient présentes et chacune a tenu à montrer quelque chose. Naturellement, la Sissili qui accueille était la plus présente en termes d’activités. Et là, mention spéciale au secteur de l’éducation dont on pouvait lire le dynamisme à travers le nombre d’écoles (pas moins de vingt) et de lycées et collèges (au moins la dizaine), rien que dans la ville de Léo. C’est un gros pas quand on sait qu’il ya seulement quelques décennies, les établissements primaires ne dépassaient pas le nombre de doigts d’une main. Mention spéciale pour la mairie de Léo où l’activité HIMO a fait une démonstration d’ingéniosité tant dans la dénomination des groupes que dans leurs prestations chorégraphiques. Avec ce qu’on a pu voir, il n’y a pas de doute, il est possible de vivre dans nos régions des ressources de nos régions, pour paraphraser un slogan à la mode sous la révolution. 2014 sera au tour de Sapouy d’accueillir les manifestations régionales du 11 décembre !


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