Lucarne citoyenne N°267

Publié le mercredi 27 novembre 2013

Agents de péage Des affectations qui font des mécontents

Ce n’est pas le principe qui fait problème, puisque selon l’article 4 du règlement intérieur qui leur est applicable, tout agent du péage peut être affecté pour servir à tout poste de péage sur toute l’étendue du territoire. Ce qui fâche ici c’est le fait que la hiérarchie ait envoyé des signaux contraires donnant l’impression qu’ils ne sont que des marchepieds. Dans une correspondance signée du directeur général du Trésor datée du 17 juin 2013, portant redéploiement du personnel, ce dernier invitait les agents désirant changer de localité à communiquer leurs identités. Mais voilà que sans même avoir été consultés, des agents se retrouvent affectés dans les postes de péage de Dori, Kaya et Koudougou. Malheureusement pour nombre d’entre eux, cette situation leur crée de nombreux préjudices tant sur le plan familial, social que professionnel. Depuis lors, ces agents qui ont introduit un recours sans succès auprès de leur supérieur hiérarchique immédiat regardent du côté du directeur général dont ils espèrent une meilleure compréhension.

 Quand des filets sociaux deviennent des problèmes

Au Burkina, le chômage et la misère ont essentiellement un visage féminin. C’est ce qui explique sans doute que dans les travaux HIMO, l’essentiel des effectifs est féminin. Cette situation a ses avantages car elle permet d’autonomiser les femmes et comme on le sait la femme est le pilier de la famille. Mais attention, les travaux HIMO nous donnent l’occasion de voir des choses pas toujours bien. Le long des routes où généralement se mènent les travaux, certaines femmes viennent avec des bébés qu’elles exposent à la poussière. En cette période d’harmattan, ces bébés qui sont exposés au vent et à la poussière courent le risque de contracter des maladies. Et en cas de maladie, le pécule que l’on attend risque de ne pas suffire pour soigner le bébé. En voulant résoudre un problème, il faut prendre garde à ne pas créer un autre plus grave. Pour parer à ce genre de situations, certaines communes ont édicté les conditions suivantes pour être recrutées : ne pas avoir d’enfant en bas âge, ne pas être enceintes. Manifestement à Ouagadougou, ce n’est pas le cas ou alors il y a eu duperie ! 

Pour qui nos députés votent-ils les lois ?

Dans un sondage en ligne initié par l’Evénement, à la question : Etes-vous d’accord avec l’adoption de la loi organique portant création du sénat au Burkina Faso, les internautes ont massivement dit non. Sur 4729 personnes votants, 4338 ont dit non soit 91%, 329 oui (6%). Les sans opinion sont au nombre de 62, soit 1%. Certes, de nombreux burkinabè n’ont pas encore accès à l’Internet mais ce sondage n’en reste pas moins une indication sur la popularité ou l’impopularité de cette loi. Si les couches les plus éclairées de la population, celles qui sont à même d’appréhender et de comprendre les enjeux politiques ne suivent pas une décision, il est fort probable que cette décision soit sans avenir. Le pouvoir est-il encore en mesure de comprendre cela, lui qui manœuvre à tout va pour imposer sa loi ? Ils sont nombreux ceux qui pensent que si certains dinosaures politiques ont repris le service actif, c’est parce que quelques millions ont été distribués. Pauvre Burkina !

Eclipse solaire : l’événement a fait flop !

Quel a été la résonance de l’éclipse solaire dans le Burkina profond ? Difficile de répondre. Par contre à Ouaga, la chose a été tellement prise au sérieux que les ouagalais se sont terrés en grand nombre ce jour, pour ne pas succomber à la tentation de regarder ce maudit soleil dont on a dit qu’il pourrait vous cramer la rétine et donc vous faire perdre la vue. Le battage médiatique qui a précédé l’événement a pu faire croire qu’on allait assister à un événement sensationnel. Mais rien ! Tout était normal, sauf les Burkinabè eux-mêmes qui d’habitude ne regardent pas le soleil et qui étaient pourtant tétanisés à l’idée qu’un geste imprévisible pourrait faire d’eux des aveugles. Espérons que rien de tel ne s’est passé. Quelle en a été la retombée économique ? La chute brutale du prix des lunettes qui est passé de 1000 à 500F la veille de l’événement, la fermeture de nombreuses boutiques et de restaurants ce jour laisse penser que l’événement n’a pas fait prospérer les affaires.


Commenter l'article (2)