Comité central du PITJ : Oui au Sénat

Publié le samedi 2 novembre 2013

Pour dire oui au Sénat lors du son premier comité central de son parti, le PITJ, Soumane Touré n’a pas fait dans la dentèle. Il n’a épargné personne sur la scène politique nationale. Blaise Compaoré, Zéphirin Diabré le CFOP et même la presse, parce qu’il a envoyé une flèche au Doyen Edouard Ouédraogo.

En cas de crise balayant tout le système et ses institutions, le sénat sera la seule institution qui restera. Et c’est là qu’on « comprendra l’importance des fesses au moment de s’asseoir ». C’est l’argument qui vaut du côté du PITJ pour dire oui au Sénat. Pour le parti, le sénat ne devrait pas poser débat à partir du moment qu’il est inscrit dans la Constitution. Demander au pouvoir de la quatrième république de modifier la Constitution pour y enlever le Sénat, c’est demander à Blaise Compaoré une chose et son contraire, puisqu’en même temps il lui est demandé de ne pas y toucher pour modifier l’article 37. Pire, « c’est lui donner des pouvoirs qu’il n’a pas ». Or, selon Soumane, c’est l’attitude de l’opposition réunie autour du Chef de file, Zéphirin Diabré : elle a refusé de participer aux cadres de concertation et même de mener le débat à l’Assemblée nationale et « vitupère contre tout le monde ». Or du point de vue du parti, le Sénat ne décevra pas, à l’instar du collège des sages qui a été décrié dès sa mise en place et qui en dépit de cette fronde a abouti à des conclusions dignes d’intérêts et dont tout le monde exige la mise en œuvre aujourd’hui.

Mais Soumane Touré et son parti reconnaissent qu’il y a crise au Burkina Faso, liée à la modification de la Constitution : « la vie constitutionnelle sous la 4è république est loin d’être normale » et à la cherté de la vie. C’est pour cela que, se référant à l’histoire politique du Burkina, Soumane invite les lutteurs à se mettre ensemble dans un front républicain qui se formera autour des syndicats « comme cela a été toujours fait au Burkina Faso quand il y a crise ». Il décline aussi sa plateforme autour de laquelle devrait se mener la lutte en quatre (04) points). Là il se sert de l’histoire politique du Burkina pour s’inspirer des luttes du peuple Burkinabè depuis la création de l’Union pour la défense des intérêts de la Haute Volta. « C’est une belle leçon que nos devanciers nous ont laissé, à savoir l’union sacrée autour des intérêts de notre peuple », s’est-il justifié. Faisant l’historique de la Constitution Burkinabè qui selon lui est intrinsèquement liée à la Constitution française de 1958, il arrive à la conclusion selon laquelle le Burkina Faso a toujours subit une dictature militaire avec ou sans Constitution. Cette Constitution a souffert sous la quatrième république. Aujourd’hui l’heure est à se demander s’il faut la modifier pour permettre à Blaise de se présenter à la « fin constitutionnelle de son mandat ». Soumane se demande pour quel Blaise il faut modifier cette Constitution. Est-ce pour le Blaise putschistes venu de Pô un certain 4 août 1983 pour instaurer le CNR avec ses commandos, ou pour le Blaise putschiste qui a rectifié la révolution le 15 octobre 1987 et qui a voulu instaurer un parti unique avec le front Populaire ? Et de poser la question aux partisans de la modification de l’article 37 : « pour lequel des Blaise il faut modifier l’article 37 ? »

 

La plateforme de lutte proposée par Soumane

 -Garantie et élargissement des libertés démocratiques et syndicales

-Le relèvement du pouvoir d’achat des travailleurs

-La lumière sur la gestion de la CNSS et la CARFO pour assurer des conditions de vie décente aux travailleurs retraités

-Retour à une vie constitutionnelle normale


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