Education des filles:Cheval de bataille du pasteur Philippe Ouédraogo

Publié le mardi 10 avril 2012

Le pasteur Philippe Ouédraogo de l’Association évangélique d’appui au développement (AEAD) a mené un travail de recherche pendant 6 ans sur l’éducation de la jeune fille au Burkina Faso. L’aboutissement de cette étude était la soutenance d’une thèse de doctorat en philosophie à l’université d’Oxford en Angleterre. Pour le nouveau docteur, l’objectif de cette action intellectuelle est d’examiner les difficultés liées à l’éducation des filles et de proposer des solutions. Il a fait le constat des facteurs culturels, religieux, financiers, économiques, géographiques qui sont des freins à l’épanouissement éducatif des filles. Selon l’homme d’église, au niveau culturel, les filles sont utilisées pour des travaux ménagers et champêtres. Par conséquent, elles constituent une main d’œuvre pour les chefs de famille. La précarité des familles n’aide pas également à leur instruction. A cause de la pauvreté, elles sont sous alimentées sans compter l’obstacle de la distance qu’elles doivent parcourir pour arriver à l’école. Elles n’ont pas pour la plupart des moyens de locomotion. Les écoles également ne sont pas souvent dotées de cantine scolaire. Philippe Ouédraogo propose des solutions dans le sens de gagner le pari de l’éducation de l’autre moitié du ciel. Il insiste sur l’aide des organisations internationales en vue de faire de l’éducation pour tous, une réalité. Il souhaite que le gouvernement noue des partenariats solides avec les ONG et églises qui interviennent déjà dans le secteur éducatif. Un partenariat effectif doit aussi exister entre les écoles privées et les structures éducatives au niveau local.

La lutte pour l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) dans le domaine de l’éducation, selon toujours le patron de l’AEAD : « nécessite d’importants partenariats. L’Etat doit, au-delà de l’expression de la rhétorique de participation, développer des approches combinées qui puisent leurs forces des communautés locales. Pour leur part, les ONG ont le besoin de trouver des points de contact entre le système éducatif non formel et les structures de l’Etat de manière à ce que les approches développées au niveau communautaire puissent être augmentées et que leurs avantages soient multipliés. » La thèse sortie sous forme de livre est publié en anglais. La version française sera bientôt disponible dans les librairies. Mais le ministre délégué à l’Education non formelle, Zakaria Tiemtoré, présent à la cérémonie, a souhaité qu’il y ait une édition dans les langues nationales pour ceux qui ont bénéficié de l’alphabétisation dans les langues du terroir.

 

Merneptah Noufou Zougmoré


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