Lucarne citoyenne N°263

Publié le mercredi 25 septembre 2013

  • Transport aérien 


 Un peu de respect pour les passagers SVP !

Ballotés entre deux avionneurs (ASKY et ARIK Air), mon compagnon d’infortune et moi avions de la peine à trouver une oreille attentive. Nous voici bloqués à l’aéroport de Lagos, venant de Johannesbourg par un vol d’ Arik Air. Nous sommes des passagers en transit pour Ouaga avec changement d’avion à Lagos. Le vol est prévu pour 16H20. Mais arrivés à Lagos, nous apprenons que les vols directs pour Ouaga sont supprimés depuis le 23 août. ASKY dit avoir prévenu ARIK Air de ce changement. Mais voici que des passagers se retrouvent sur le carreau avec une réservation en bonne et due forme. Pas un seul responsable pour s’occuper d’eux. ASKY renvoie la balle à ARIK Air qui rétorque qu’elle ne dessert pas Ouaga. Allez y comprendre ! Tout ça pour ne pas s’occuper des malheureux passagers que nous sommes, aucunement responsables de ce qui leur arrive. Bonnes gens, entre hommes civilisés ce sont des choses qui ne doivent jamais arriver. Quand on empoche l’argent des clients, on empoche aussi les risques qui vont avec. Quand l’Afrique finira-t-elle avec ce mégotage dégradant ?

  • Dim le malcauseur s’en est allé


Il a incarné son temps. Qu’on l’aime ou pas, l’homme ne laisse pas indifférent. Révélé par la révolution du 4 août, Dim a su négocier tous les tournants de notre histoire nationale tumultueuse. C’était un véritable dinosaure politique. Totalement décomplexé, son sens de la formule lui a valu ce surnom de malcauseur. En véritable bulldozer, il enfonçait le clou là où ça fait mal. Aux militants de la 25ème heure comme il appelait ceux qui ne sont pas du cru (ODP/MT) et qui refusaient d’être des béni oui oui, il disait : « Vous avez été invités à boire le lait et non à compter les veaux ! ». Véritable provocateur, Dim est celui qu’on envoyait au front quand il s’agissait de démolir un adversaire politique. Un véritable hacheur. La politique pour lui est un jeu de massacre où l’essentiel est de détruire la cible. Peu importe la manière. Pour autant, il ne semblait pas habité par la haine. Il était comme l’impertinent artiste ivoirien qui s’excuse après un jeu de rôle : « Faut pas faché, nous samusé ! ». Lui aussi était donc un artiste à sa manière. Qu’il repose en paix.

  • Le CFOP à la croisée des chemins


Comment offrir une alternative politique au régime de Blaise Compaoré ? C’est le dilemme auquel est confrontée l’opposition politique à l’intérieur comme à l’extérieur du CFOP. Les attentes du peuple sont pressantes mais le changement auquel il aspire n’est pas possible dans la division actuelle des forces politiques. Le regroupement au sein du CFGOP commence à donner de l’espoir mais l’édifice oppositionnel doit absolument gagner en cohésion et en force. L’esprit de responsabilité qui suppose le sens de la discipline se construit non sans difficulté. Les deux dernières activités du CFOP ont montré combien une organisation sérieuse peut inspirer confiance aux masses. Reste aux organisations regroupées au sein du CFOP à en prendre conscience et à se mettre à la hauteur de cette dynamique naissante. C’est le sens du courrier que Zéphérin Diabré vient d’adresser aux organisations membres et dont nous avons pu prendre connaissance du contenu. Le pouvoir qui suit l’évolution de la situation au sein du CFOP manœuvre pour l’affaiblir. Sachant que la prétendue opposition qui participe au CCRP manque de légitimité, on envisage de réviser le statut de la CFOP, histoire d’offrir désormais une base de légitimité à ces opposants factices qui sont en fait des accompagnateurs congénitaux du régime de Blaise Compaoré !


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