La femme africaine, un colosse qui s’ignore

Publié le mercredi 4 avril 2012

 Nous sommes dans un mois, celui de mars, qui est devenu
particulièrement important pour toutes les femmes
du monde entier, depuis une trentaine d’années.
C’est le mois au cours duquel se célèbre
le 8 mars, la journée internationale de la femme.
" La journée internationale des droits des
femmes est célébrée le 8 mars et
trouve son origine dans les manifestations de femmes au
début du XXe siècle en Europe et aux États-Unis,
réclamant l’égalité des droits, de
meilleures conditions de travail et le droit de vote.
Elle a été officialisée par les Nations
unies en 1977, invitant chaque pays de la planète
à célébrer une journée pour
les droits des femmes. "1 Et comme l’élite
africaine est devenue depuis belle lurette le spécialiste
du " prendre le taureau par la queue ! ", à
l’approche de cette date, on s’échine en imagination
pour, si possible, être plus royaliste que le roi
 ! Et pourtant, dans le domaine précis de la manière
dont la société doit traiter la femme, l’Afrique
devrait au moins pour une fois, être la donneuse
de leçons ! Encore faudrait-il pour cela, être
pourvu de son histoire, de sa culture profonde, de la
vision de monde que le continent noir a élaboré.
Mais précisément notre intelligentsia balbutie
à ce niveau. En effet, ils sont combien à
se demander pourquoi la dot qui était payée
en Occident par la femme l’a toujours été
en Afrique par l’homme ? Quelle est la signification profonde
de cette institution humaine ? Ils sont combien à
connaître l’histoire des fameuses Candaces de Méroé
et Napata, dont l’une a battu en plate couture, à
la tête de ses troupes, un général
romain du nom de Pétrone au temps des César
 ? Qui connaît la véritable histoire "
des amazones du Danhomey " ? Dans quelles conditions
leur avènement a-t-il eu lieu ? etc.

Il semble intéressant également d’aller
au-delà des prérogatives des organisations
internationales, et voir avant l’existence même
de ces institutions, comment chaque société
a géré cette question de la femme. Là,
naturellement, il faut partir des faits, de l’histoire
réelle de chaque groupe humain organisé,
et scruter pour comprendre quelle était la conception
de la femme dans l’inconscient collectif. Ce travail de
reconstruction que refusent obstinément l’élite
et l’intelligentsia africaines, est le véritable
drame de l’Afrique dans tous les domaines et non plus
seulement dans un domaine particulier quelconque !

En continuant dans la lancée de la " Communauté
internationale " qui ne recouvre en réalité
que les puissants du moment, c’est-à-dire l’Europe
et les USA, l’Afrique perd énormément de
temps, car certaines questions sont fondatrices de sociétés
et ne sauraient aucunement être mises entre parenthèses.
Ici, la parenthèse loin d’être comme en mathématiques
multiplicative, est bien nihiliste des valeurs humaines
 !

Qu’on le sache ou pas, l’Afrique est le seul continent
à avoir placé la femme principalement comme
la mère, contrairement à d’autres qui l’ont
confinée au gynécée (que notre continent
n’a jamais connu), ou qui l’ont considérée
comme la courtisane, surtout chargée de réaliser
les fantasmes érotiques du mâle !

On a donc envie de pleurer quand on voit toutes les bêtises
que nos intellectuelles nous servent pour enfoncer une
porte qui non seulement était déjà
ouverte, mais surtout qui menait à un traitement
beaucoup plus humain de la femme, que ce que nous servent
ceux qui n’ont jamais su être des élèves
reconnaissants de l’Afrique !

Qu’elle était juste cette sentence africaine qui
assure que c’est bien " C’est celui qui a dormi à
jeun, que le piège prend le matin de bonne heure.
" ! En allant depuis tout ce temps à l’école
du colon et en faisant nôtres leurs dogmes, les
Africains que nous sommes, se nourrissent-ils encore à
la source vivifainte du continent noir ? Réponse
 : un NON ! majuscule ! J’espère que vous avez passé
une bonne fête du 8 Mars !!!
(neb_beteo@yahoo.fr)

1 - Source Wikipedia

(neb_beteo@yahoo.fr)


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