Développement local:La SMB soulage la peine de koutougou avec un nouveau dispensaire

Publié le mardi 18 juin 2013

Rendre les soins de santé plus accessibles à tous, c’est le nouveau pari que l’Etat Burkinabè s’est lancé. Il consacre déjà chaque année, pour ce faire, 5 milliards de francs Cfa pour subventionner les soins obstétricaux et néonataux. Toujours dans l’optique de réussir ce pari, il envisage l’adoption en 2015 de l’assurance maladie universelle (AMU) en vue d’étendre la promotion sociale et favoriser l’accès des populations aux soins de santé. Et cela parce que plus de 90 % de la population burkinabè ne bénéficie pas de prestations offertes par les systèmes formels de sécurité sociale. Le constat est d’autant plus déplorable quand on s’éloigne de la capitale pour se rendre dans les autres régions du Burkina. Le sahel est en bonne place dans la liste. Fort heureusement le secteur minier place comme priorité de développement local, l’accès aux soins par les populations. La société des mines de Bélahouro (SMB) donne l’exemple à suivre. Le vendredi 17 mai dernier, la population de Gondé Mossi dans la commune de Koutougou s’est réjouie de l’inauguration du premier dispensaire de Gondé Mossi construit par la fondation Avocet Mining à leur bénéfice. Le bâtiment constitué d’une salle d’attente, d’une salle de consultation, d’une salle de soin, d’une salle d’hospitalisation de 5 lits, d’un magasin et d’un bureau équipés, le tout alimenté avec des plaques solaires a été réalisé à hauteur de 45 millions de francs. Une somme mobilisée grâce à la fondation Avocet avec l’appui de quelques partenaires dont Total Burkina qui a remis à l’occasion son reliquat restant de ses engagements à soutenir les actions de cette fondation à hauteur de plus de 6 millions de francs. Ce nouveau joyau, faut-il le rappeler, s’inscrit dans le but de satisfaire à un des droits élémentaires : la santé. Le PDG de Avocet Mining, David Carter l’a d’ailleurs rappelé : « il n’y a rien de plus précieux que la santé car sans la santé, aucune activité sociale, productive ou humaine n’est possible. C’est pourquoi la fondation Avocet pour le Burkina a choisi d’être un partenaire pour le développement des populations locales à travers la construction de cette infrastructure de santé ». Et l’inauguration du dispensaire s’est faite à un moment où la commune de Koutougou était dans le besoin car selon le maire de Koutougou, Amidou Koumdaba : « dans toute la localité, il n’y a qu’un seul dispensaire et les populations souffrent à cause de la distance pour s’y rendre. Le nouveau dispensaire vient donc atténuer une situation et c’est pourquoi la population est sorti nombreuse pour témoigner sa reconnaissance à SMB. Je les exhorte à le fréquenter en attendant la construction de la maternité, une promesse de la mine  ». En plus du dispensaire, la fondation a pensé à mettre à la disposition de l’infirmier permanent et de sa famille, un logement de deux chambres salon afin de réduire ses déplacements et de le mettre dans des conditions favorables pour réussir sa mission. Selon le vice-président de la Fondation Idé Saïdou, cette action n’est pas la seule et vient en compléments d’autres actions déjà menées et à mener dans le cadre des différents engagements de la mine à se rapprocher des populations et à contribuer à leur développement. Ainsi, au compte des actions, une ambulance avait été remise à la commune d’Arbinda, une des trois communes situées dans la zone d’interventions d’ Avocet Mining, à Folio, une réfection d’une école avait eu lieu, ainsi que l’installation de Panneaux solaires. Cette même fondation prévoit la construction d’une maternité à Koutougou, d’un magasin de stockage et de vente de sous produits agro-industriels à Aribinda et à Tongomayel, ainsi que l’équipement du dispensaire de Tiahiguel dans cette dernière commune. La SMB faut-il le rappeler est une société de droit burkinabè détenue conjointement par Avocet Mining (90%) et par l’Etat burkinabè (10%). Elle a été créée en 2007 et exploite actuellement le gisement aurifère de la mine de Bélahouro sur le site d’Inata à environ 280 km au Nord de Ouagadougou dans la province du Soum. Surtout avec la reconnaissance du Burkina comme pays conforme à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives, souhaitons que les engagements comme ceux-ci se multiplient et que tous les Burkinabè ressentent les retombées de l’or dans leur vie.

Michaël Pacodi, pacomik@yahoo.fr


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