Ministère de la justice : Que deviennent les promesses faites à Bado ?

Publié le vendredi 31 mai 2013

Pour qu’il sursoie à sa grève de la faim le 6 avril 2013, l’assistant GSP Bado avait reçu la visite du chef d’état major particulier de la présidence du Faso, Gilbert Diendéré. Des promesses lui ont donc été faites. Mais à ce jour il n’y a rien de concret à l’horizon.
Le conseil des ministres du 10 avril 2013 avait instruit le ministre de la justice de suivre le dossier. Mais à l’heure actuelle difficile de situer concrètement son état d’avancement. A la MACO, c’est un mur de silence qui accueil toute personne qui s’intéresse au sujet. Rien qu’à prononcer le nom de Hyppolite Bado, beaucoup de ses collègues vous fuient comme la peste. Ceux qui acceptent vous accorder leur temps vous disent que « la MACO est une structure avec des règles et des lois » et que pour avoir accès au bâtiment il faut « nécessairement une autorisation d’accès délivré par le ministère de la justice » On renchérit en faisant savoir que « même quand on convie la presse à des activités, il faut au préalables que les journalistes passent par le ministère pour avoir autorisation d’accès »
Dossier introuvable
Au sein du ministère de tutelle, c’est de la littérature. On dit plutôt qu’ « il (assistant Bado) n’a pas un problème personnel » On trouve du moins qu’il a fait plutôt un travail de syndicat. « Quand il parle de bas salaire et qu’il faut améliorer, ceci est un travail de syndicat » Et la même source de poursuivre : « Il parle d’avancement ; mais on ne le fait pas pour seulement un individu mais pour tout le corps » La source rassure que le dossier est bien étudié pour faire une « amélioration globale des besoins de tout le corps » Dans de pareilles circonstances, le ministère des finances est associé. Les besoins auraient été ainsi ciblés et transférés à ce ministère. Au niveau de ce ministère, difficile de savoir dans quel service se trouve le dossier. Ça devient la navette entre ce ministère et celui de la justice. Pour les financiers, les services du ministère de la justice doivent situer clairement dans quel service du ministère des finances le dossier à été introduit. Mais au niveau de la justice, il est difficile de donner une réponse satisfaisante. Quant à l’assistant Bado, il est « porté disparu ». Après son acte, il n’a plus passé assez de jours à la MACO.
Basidou KINDA



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