Université de Ouagadougou:L’ANEB refuse le blanchiment technique

Publié le mercredi 1er mai 2013

Les concertations sur l’avenir de l’université de Ouagadougou se mènent dans une grande cacophonie. Pour ou contre le blanchiment technique, les associations des étudiants se prononcent. L’ANEB, le plus vieux syndicat des étudiants y est contre.

Pour l’ANEB, « les années blanchies qui figureront dans le cursus universitaire des étudiants peuvent avoir des conséquences sur la crédibilité des diplômes. Pire, cette mesure ne peut pas résoudre le retard dans lequel l’université est plongée. ». Il faut alors trouver la solution ailleurs. Le syndicat pointe un doigt accusateur sur le système Licence-Master-Doctorat qui est à l’origine du « grand retard » que connaissent l’Unité de Formation et de Recherche en Sciences et Technologie (UFR/ST).
Dans ce contexte, la conviction de l’ANEB est que, le blanchiment technique non seulement n’est pas la solution mais aussi l’Université de Ouagadougou « n’est pas à l’abri d’un autre blanchiment technique » en 2013-2014.

Elle risque même de « s’installer dans un cycle infernal de blanchiment technique d’année en année », a dit le président du Comité exécutif, Patrice Zoehinga. D’après lui, la mesure s’attaque plutôt aux conséquences et non aux causes. Elle ne touche pas le fond des problèmes.
A la question de savoir si les étudiants ne sont pas en partie responsables du retard à cause de leurs grèves répétées, le président réplique : « C’est la politique des uns et des autres qui a conduit les étudiants dans les grèves. Ils ne sont donc pas responsables du retard ». 

Du reste, l’ANEB, par sa voix, exige « la suspension du système LMD jusqu’à ce que toutes les conditions soient réunies pour son application », à savoir la construction d’amphithéâtres adaptés aux effectifs des étudiants et le recrutement d’enseignants dans les plus brefs délais.

Devant l’inquiétude de certains journalistes, Patrice Zoehinga a martelé qu’avec une volonté politique, il était possible de suspendre le système.

Gaston SAWADOGO


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