Arba:un deuxième mandat sous de meilleurs auspices

Publié le jeudi 4 avril 2013

Le 9 mars dernier, Arba Diallo s’est succédé à lui-même à la tête de la commune de Dori. Un deuxième mandat qui s’annonce moins heurté que le premier. Mais à Dori est-on jamais à l’abri des coups bas ?

Il n’y avait pas photo entre cette installation et la première en 2006. Cette fois, c’est presque du « touk guili » que le PDS, le parti du maire, a réalisé à Dori. Son principal challenger, Baba Hama qui a conduit la liste du CDP dans la province, n’a pas pu se faire élire conseiller municipal dans son secteur. Sur les cinq secteurs de la ville d’ailleurs, le PDS n’a concédé qu’un seul siège au CDP. Seul le renard Lompo a réussi la prouesse de se maintenir à son ancien poste de conseiller municipal. Le premier mandat débuté dans des conditions extrêmement difficiles s’est achevé par une absorption de tous les adversaires. Les conseillers CFD/B, en alliance avec l’ADF/RDA avait permis à Arba de conquérir la mairie en 2006. La majorité de ces conseillers a rejoint le parti du maire, à commencer par le premier adjoint. Ce deuxième mandat commence avec une majorité confortable. Pour le travail du conseil, il devrait donc avoir moins d’entraves. Sauf qu’en politique et dans le contexte de Dori, on n’est vulnérable que lorsqu’on se sent en situation de « confort ». Arba Diallo, en sphinx de la politique est bien payé pour le savoir.

Si les résultats du premier mandat ont globalement et positivement parlé pour Arba, les attentes deviennent immenses. Dori est dans une zone à équilibre fragile, sinon même précaire. Il faut donc consolider ces fragiles acquis, notamment la pérennisation de l’accès à l’eau potable, essentielle, dans cette contrée, et l’extension aux autres villages qui ont été mis en appétit par les réalisations dans les premiers vingt villages. Dori est une commune qui compte plus de 80 villages. A son investiture, le maire a égrainé des projets déjà acquis et réalisés à plusieurs milliards de nos francs. Si les fruits sont à la hauteur de la promesse des fleurs, Dori devrait continuer à engranger des progrès et des réalisations. Surtout que le hasard faisant bien les choses, la région du Sahel, dont Dori est le chef-lieu doit accueillir en cette année 2013, les festivités du 53e anniversaire de l’indépendance. La commune pourrait bénéficier à l’occasion d’infrastructures, notamment et si les promesses sont tenues, de quelques routes bitumées. Disons de quelques « routes granitées » si on se réfère à ce qui a été fait à Koudougou. Sauf que la géographie de Dori ne se prête pas à un tel « granitage ». Bref ! Il faudra sans doute un jour scruter de plus près la qualité des réalisations faites à l’occasion du 11 décembre. Mais comme c’est l’argent du trésor, on peut tout faire avec. 

Un deuxième mandat commence. De nouveaux défis également pour le maire. Rassembler les fils de la commune, peu importe leur obédience, dans une synergie qui profite à la commune et à la région sera un des défis majeurs de la mandature. Arba a montré qu’il sait réaliser. Il faut qu’il montre qu’il sait rassembler. Les grandes choses se font avec les autres. Ceux qui ne sont pas forcément « acquis »

Newton Ahmed Barry


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