Eliminatoires Coupe du monde : première victoire sur la route de Brésil 2014

Publié le jeudi 4 avril 2013

Les Etalons ont comblé le public du stade du 4 Août, samedi 23 mars en récitant l’ABC du foot au Mena du Niger en match comptant pour les qualifications de la Coupe du monde 2014. Quand on s’appelle vice-champion d’Afrique fraîchement rentré de la CAN, il était de bon ton d’honorer cette réputation surtout devant son public. Mais le match était loin d’être un acquis. L’après CAN était une période pas évidente pour nos héros. Leurs différentes prestations en club n’étaient pas une suite logique des leurs exploits au pays de Nelson Mandela. Charles Kaboré, le capitaine qui est parti en Russie a perdu en temps de jeu. Pitroïpa, le feu follet de Rennes n’enflammait plus en club de retour de la CAN. Mohamed Koffi, le guerrier attendait toujours la reprise du championnat en Egypte. Bakary Koné, le défenseur central, malgré une belle CAN n’a pu reprendre sa place à Lyon en France. Paul Koulibaly et Florent Rouamba, transférés respectivement en Iran et en Angleterre n’ont pas pu renouer avec la compétition. Bref, l’effectif n’a pas, pour la majorité retrouvé le chemin des terrains. En plus, l’adversaire, le Mena du Niger est une équipe coriace. Elle est physique, consciente de ses limites techniques et joue sur ses atouts athlétiques. Pour nous, l’opposition, Niger-Burkina s’illustre parfaitement par un match entre « les cours du jour et les cours du soir ». Mais en football, il arrive que les équipes peu qualifiées compliquent la tache aux équipes qui pratiquent un football élaboré. Nous avons souvenance de l’époque où le Ghana nous considérait comme la classe du cours du soir. Mikel Essien, alors au mieux de sa forme nous avait dit un jour qu’il redoutait le Burkina car son équipe « joue au hasard ». Quand l’adversaire propose un jeu classique, un schéma bien élaboré, on peut aisément le contrecarrer. Mais quand son football s’apparente à celui pratiqué au village, rien n’est prévisible ! L’autre inquiétude de ce match était cette histoire de liste des Etalons. La liste rendue publique, selon le coach ne serait pas sa liste ! C’est un cafouillage qui n’honore personne. Le coach est le seul maître du staff technique habilité à communiquer une liste. Peut-être quelqu’un a voulu se montrer trop zélé en publiant une liste. Mais ça fait désordre. Et le désordre conduit à des contre performances. Fort heureusement, les Etalons ont été imperturbables sur la pelouse. On a vu évoluer une équipe pleine de confiance. La fluidité du jeu, l’agressivité, le réalisme devant les buts ont fini de convaincre les derniers sceptiques. Le Burkina pratique un football de qualité. Certes, l’adversaire totalement dépassé par les événements qui nous a donné à voir une copie très pale a facilité les choses. Mais les Etalons ont donné à voir des combinaisons, une construction du jeu et de beaux gestes techniques comme si le match était un match de gala. A l’arrivée le 4-0 relance un tant soit peu le Burkina. La Coupe du monde n’est pas totalement compromise. Ce sera dur, même très dur, mais on peut y arriver. C’est quand même les Etalons-là !

J J Traoré


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