Où sont passés les chefs djihadistes ?

Publié le mardi 5 mars 2013

Pour ­­l’instant personne n’en parle. Que sont devenus Iyad Ag Ghali, Moktar Belmoktar, Abou Zeid et le mujaoïste Bilal Hicham, le premier commandant noir d’une Katiba ?

Iyad AG GHALI : Il a été aperçu dans les environs de Konna, en début janvier, au moment du déclenchement des hostilités contre Bamako. Un moment on avait dit qu’il était pris au piège dans la ville qu’il ne pouvait pas quitter, de crainte de se faire pulvériser par les avions français qui tourbillonnaient dans le ciel malien. Après la chute de Konna, personne n’a plus entendu parler de lui. Même Ouagadougou, d’ordinaire très bien informé sur le mouvement du patron de Ançar Dine, dit avoir perdu ses traces. Le sort de Iyad est en tout cas insolite. Plusieurs bruits courent à son propos. Certains émettent l’hypothèse selon laquelle, les français ont pu lui faire « un sauf conduit », pour quitter Konna, comme ce qu’ils avaient fait pour les hutus au Rwanda. On peut alors se demander pourquoi avoir réservé un tel traitement à Iyad ? Peut-être parce qu’il reste une pièce incontournable dans la libération des otages français.

Moktar Belmoktar, lui s’est signalé, quelques jours après le début de l’intervention française au Mali, avec le raid sur In Amenas, dans le sud algérien. Après cette attaque, où les algériens n’ont pas fait de quartier dans leur intervention, on sait que les deux lieutenants de Belmoktar ont été tués. Il s’agit de son adjoint, dans le mouvement dissident qu’il a créé, « Les signataires par le sang », Abu Al Baraa et de son homme de main, ce lui qui s’occupait de ses affaires, le mauritanien Abdallah Ould Hmeida. Mais de Belmoktar, lui-même, plus de nouvelle.

Abou Zeid, le proconsul de Aqmi à Tombouctou est aussi introuvable. C’est en tout cas entre ses mains que se trouvent au moins quatre des otages français actuellement détenus dans le Sahara et notamment dans les montagnes des Ifogas.

Hicham Bilal, le Nigérien est devenu muet. Au début de l’intervention française, il invitait les soldats de Hollande à descendre, au lieu de larguer les bombes à des dizaines de milliers de mettre haut dans le ciel. Au regard de ce qui se passe actuellement à Gao, peut-être que c’était pas des menaces en l’air.

NAB


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