Affaire Saint Viateur : La police a arrêté 5 suspects dont un « sérieux »

Publié le dimanche 17 février 2013

L’enquête de la police avance
rapidement. On est toujours dans la phase de ratissage, mais selon les
sources policières, on aurait mis la main sur l’auteur du coup mortel
porté à Joël Romain Ouédraogo.

L’enquête est confiée aux hommes du commissaire Darga.
Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas perdu du temps.
Vendredi 8 février, les limiers du commissariat central auraient mis la
main sur l’auteur du coup mortel. C’est un élève du collège Bangré, inscrit régulièrement en classe de 3e.
Mais ce ne serait pas un élève assidu. La police tenait vraiment à
mettre la main sur lui. Maintenant que c’est fait, l’enquête devrait
s’orienter vers une nouvelle phase. Outre ce suspect sérieux, quatre
autres élèves seraient sous les verrous. Dès ce lundi 11 février, les
interrogatoires devraient commencer. Les policiers sont décidés à aller
vite.

En rappel, c’est le 30 janvier dernier que le jeune Joël Ouédraogo
a trouvé la mort, des suites d’un traumatisme crânien. C’est devant son
école qu’il a été agressé mortellement. Son agresseur lui aurait cassé
une bouteille de bière sur la tête. La violence en milieu scolaire est
devenue une véritable plaie sociale qu’il faut savoir éradiquer.

NAB

 

 

Réforme de
l’éducation de base : Il faut revoir l’organisation du concours de
l’ENEP

« Quelles synergies d’action envisagées pour former des enseignantes et
des enseignants de qualité dans le cadre du programme de développement
stratégique de l’éducation de base (PDSEB) ». C’est sous ce thème que s’est
tenue la journée de la nouvelle enseignante et du nouveau enseignant célébrée le
31 janvier 2013 au palais des Sports à Ouaga 2000.

Cette journée avait donc pour objectif de glorifier la profession de
l’enseignant et surtout d’encourager tous ceux qui veulent l’embrasser. Pour
concrétiser tout cela, une kyrielle de mesures ont été annoncées. Il s’agit
entre autres de l’amélioration de la qualité de l’éducation de base à travers la
hausse de la durée de la formation initiale (2 ans désormais) et le niveau de
recrutement des enseignants. En effet, pour le ministre en charge de l’éducation
nationale, Koumba Boly, la qualité de l’éducation rime d’abord avec celle des
enseignants. Dans cette perspective, « dans les dix (10) prochaines années, on
va assister au recrutement des enseignants avec le niveau baccalauréat »
avait-elle dit lors du forum des corps constitués tenu le 6 novembre 2012 dans
le même palais des Sports. Des mesures for appréciables ! Il semble cependant,
qu’ignorer que les conditions d’organisation du concours d’entrée à l’ENEP, ne
permettront pas d’atteindre les objectifs visés. L’enseignement primaire est la
base sur laquelle se construisent tous les autres ordres d’enseignement. Si
cette base est faussée, il va sans dire que c’est l’éducation qui prend un coup
dans son ensemble. Il y a lieu, pour ce concours, de soumettre les candidats à
l’épreuve même de ce qu’ils vont enseigner sur le terrain à savoir des sujets
qui portent purement sur les règles grammaticales, l’orthographe d’usage, sans
oublier la dictée (si on soumet les candidats à l’épreuve de la dictée, il y a
beaucoup de chances que plus de la moitié ait une note nulle). Le concours ainsi
organisé suppose alors que les candidats admis ont un minimum de bagages qu’on
peut approfondir toujours à l’école de formation dans les mêmes disciplines en
plus d’autres ordres pédagogiques. En procédant de la sorte, on arrivera à
sélectionner ceux qui ont le devoir de gouverner les premiers pas des enfants
dans la vie éducative hors des parents. La méthode actuelle, consistant à
soumettre les postulants à une épreuve psychotechnique et de culture générale,
ne permet pas de sélectionner les meilleurs. Par ce biais, beaucoup traversent
les mailles avec toutes les lacunes grammaticales, orthographiques. Si on va
toujours procéder par ce jeu de la périssologie pour recruter les enseignants du
primaire (les piliers de tous les grades d’enseignements) il faut dire que même
si c’est avec le niveau de la licence en Lettres Modernes les choses risquent de
ne pas évoluer comme on le souhaite. Il y a des étudiants en année de licence
avec lesquels il suffit de discuter pour se rendre compte combien leur
expression reste à désirer. Le lundi 4 févier dernier, dans un restaurant à
quelques encablures de l’Université de Ouagadougou, un homme, au dessus de la
quarantaine, était furieux. « Comment des étudiants en 3e année ne peuvent pas
construire une bonne phrase ? C’est inimaginable et c’est grave ! »
hurlait-il.

Basidou KINDA


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