Lucarne citoyenne de l’Evé 248

Publié le vendredi 1er février 2013

Le coût annuel de notre armée nationale

Quel est le budget annuel de notre armée nationale ? Voilà une question que l’on range dans la catégorie du secret défense. Décidément, le secret défense est à géométrie variable. Dans les grandes nations démocratiques, la question ne relève d’aucun mystère. Dans le cas de la France, les médias publient un chiffre de l’ordre de 20 410 milliards de nos francs. Où est le problème ? En quoi cela gêne t-il l’efficacité de l’armée française. Voilà même qu’à la faveur de la guerre au Mali, on nous dit que celle-ci manque cruellement d’avions de transport. Quand aux drones, il faut se tourner du côté des Etats-Unis. La France n’en a pas. Les contribuables des pays démocratiques veulent savoir comment est dépensé leur argent. Et ils ont raison. Ici c’est trop demander à nos dirigeants qui ne savent pas qu’une armée ne peut gagner une guerre sans le peuple. Plus celui-ci est conscient, plus il accepte volontiers l’effort de guerre qu’on lui demande. Mais sous nos tropiques, ceux qui gouvernent préfèrent des peuples abrutis. Pour continuer à régner tranquillement. N’est-ce pas ?

 


Les services diplomatiques français sous haute protection

Depuis le déclenchement de l’opération Serval au Mali, les bâtiments diplomatiques français sont sous haute protection. A l’extérieur, on n’aperçoit que des éléments militaires burkinabè. Côté résidence, c’est même la gendarmerie qui assure la surveillance. On imagine qu’à l’intérieur, il y a des militaires français qui veillent au grain, surtout que Ouagadougou abrite le fameux commandement des opérations spéciales (COS). Les français le méritent bien. C’est un minimum que de veiller sur leur sécurité dès lors qu’ils sont sur notre territoire. Mais la menace sécuritaire ne concerne pas que les français. Tous les blancs du Burkina sont exposés aux risques de représailles de djihadistes. Ces derniers se sont comportés au Burkina comme des boulangers. Ils ont enfariné le Blaiso au point de le décrédibiliser aux yeux de l’opinion malienne et africaine. L’envoi du contingent militaire burkinabè au Mali est-il une manière pour Blaise de se venger de cet affront ? En tout cas une chose est sûre. Cela témoigne à tout le moins d’une totale rupture de confiance. Dur dur de reparler dialogue avec ceux qui ont pris l’initiative de rompre la trêve.

 


Les sommets de l’UA, haut lieux des deals médiatiques

Addis Abeba grouille en ce moment de monde. Normal. Le 29ème sommet a déjà commencé avec les réunions d’experts, les séminaires de formation de toutes natures, la réunion des ministres des Affaires Etrangères qui va commencer le 25 et enfin le sommet des chefs d’Etat. Naturellement, la presse internationale ainsi que celle des pays membres de l’UA y sont déjà pour couvrir l’événement. Parmi les journalistes dits internationaux, il y en a qui arborent les badges de journaliste tout en ignorant tout de ce métier. Ce sont des hommes d’affaires qui font du business en engageant des mercenaires de la plume pour éditer des journaux qui ne paraissent que pendant les sommets. Peu importe si la périodicité est semestrielle. L’essentiel est que des chefs d’Etat paient les promoteurs de la com qui ont ainsi trouvé le filon pour se faire des sous. Et ces derniers casquent ces hommes et surtout ces dames du busisness médiatique qui ont réussi à infiltrer la cour des grands. Pauvre Afrique !


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