CAN 2013 : Etalons du Burkina/Fauves de la Centre Afrique : Le match de tous les dangers

Publié le mardi 23 octobre 2012

Rarement un match de football des Etalons n’a fait trembler autant. Battus à l’aller à Bangui par la petite marque de 1 but à zéro, les Etalons n’ont plus droit à l’erreur au risque de dire adieu à la CAN 2013. Ce qui serait un grand coup d’arrêt étant donné que le Burkina avait repris goût à participer régulièrement à la CAN. En plus, rarement le potentiel de footballeurs burkinabè tenant de bons rôles en Europe ou hors de nos frontières n’a été aussi satisfaisant voire épatant. Le temps où on disait de nos joueurs qu’ils sont des réservistes dans leurs clubs et manquent ainsi du temps de jeu est loin derrière nous. En sélection, la forme du moment de nos professionnels devait se ressentir. Mais contre toute attente, c’est bien en ce moment que les choses vont mal chez les Etalons. Pourquoi ? Pour nous, le problème est avant tout organisationnel. Il y a eu des impairs dans la gestion des hommes. Le capital confiance zéro dont jouissait le nouvel l’entraîneur recruté n’a pas arrangé les choses. Mais il sied de noter que les contres performances actuelles de l’équipe ont un rapport direct avec la participation catastrophique de la CAN 2012. D’ordinaire après les CAN ratées, on a 8 à 10 mois pour oublier. Les plaies se guérissent toutes seules. Mais cette fois-ci, après la débâcle, on est reparti pour les éliminatoires. Forcément les effets de la débâcle sont toujours là, visibles. En plus, aucun travail de reconstruction sérieux n’a été fait. Juste a-t-on changé de fédération. Mais cette solution s’est avérée très insuffisante. Le dimanche 14 octobre sera une importante date pour notre football. Mais dans le fond, on l’a voulu. L’adversaire n’est pas une Nation de foot. Nous ne devions pas aussi avoir peur de le battre avec deux buts d’écart. Mais le fait est que nous sommes nos propres adversaires. D’abord le public, c’est connu est versatile tel un pou. Il y a le risque qu’il exerce une pression négative sur sa propre équipe ! Et déjà on sait qu’on sein de l’équipe ce n’est pas la grande sérénité. Les joueurs ont déjà peur, peur de leur propre public. On mesure bien la difficulté du match. Mais il y a de bonnes nouvelles. La qualification à Ouagadougou peut, à elle seule guérir toutes les plaies des Etalons. Nous osons même affirmer qu’en cas de qualification, les Etalons auront laissé le plus dur derrière eux. C’est le type de match qui fait grandir. Par ailleurs, le groupe est au grand complet pour l’occasion. Le staff technique a ses cartes en main à jouer. Il suffira aux supporters de jouer leur rôle et les Fauves de Centre Afrique seront boucanés, mangés et digérés au bangui de Banfora.

 

J J Traoré

 


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