Prévarication contre l’Etat : Cette fameuse liste, elle arrive quand ?

Publié le mardi 23 octobre 2012

Par Newton Ahmed Barry

Il s’agissait dit-on d’une question de jour. On avait appris dans la foulée que l’ASCE c’était retirée à Kombissiri pour dresser sa liste. Puis devrait s’en suivre une confrontation, harmonisation avec les autres structures de contrôle.

 

Ce chiffon rouge agité avant la clôture de la date de dépôt des listes des candidatures, devraient servir à dissuader certains de franchir le pas. Mais depuis plus rien, officiellement. Certains confrères, on compilé eux-mêmes des listes, qu’ils ont présenté comme étant « la liste ». Mais en y regardant de près, ce n’était pas loin de ressembler à du racolage par moment.

 

Alors le premier ministre a-t-il à l’heure actuelle une liste sous le coude ? C’est fort probable. Les institutions de contrôle, ont déposé leur rapport. Même la Cour des comptes, c’est débrouillée pour sortir quelque chose. Alors la liste ! Elle doit existe forcément.

 

Qu’attend Luc pour la divulguer ? Peut-être des enquêtes complémentaires pour ne pas aller vite en besogne. La Cour des comptes, dans son dernier rapport note que sur certaines questions, les mises en cause, pouvaient être hâtives.

 

Par exemple régulièrement les députés sont épinglés sur le remboursement des véhicules, à tort parfois, puisque les rapprochements avec les situations chez le questeur de l’assemblée n’ont pas été faits. Ensuite ces derniers temps, les enquêtes de l’ASCE avaient semblé orientées contre des personnes déterminées. Peut-être Luc, veut-il aller prudemment et sûrement. Car une fois l’honneur des gens jeté en pâture, il est très difficile de le réparer, même si par ailleurs c’est faux. 

 

Une autre hypothèse possible, le grand boss, n’a pas fait le retour des listes. Comme on peut l’imaginer, pour une opération de cette envergure, Luc va solliciter son « avis de non objection ». Et ce faisant, on imagine qu’il lui transmette toute la liste. Dès lors, il faut attendre, que les listes reviennent. Le silence équivalent à « non pour l’instant ».

 

Toujours est-il que les gens ne sont pas tranquilles. Dans une commune, non loin de la frontière avec le Togo et le Ghana, les patrons de la sous-section CDP, postulant pour le poste de conseillers et éventuellement pour celui de maire, attendent de savoir à quelle sauce ils seront mangés.

 

Dans le processus d’établissement des listes, ils se sont arrangés, parfois en créant des bureaux fictifs de base, à éliminer ceux qu’ils ne voulaient pas.

 

Mais comme on dit, Dieu ne dort pas. Leur dossier à l’ASCE est posé et attend une décision. Qu’en sera-t-il dans les jours à venir ? Le sort de tous ces gens est entre les mains de Luc. Si Blaise et François le veulent évidemment.


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