SOMITA SA : L’indisciplinée des lois burkinabè ?

Publié le dimanche 30 septembre 2012

Dans notre parution du 10 septembre dernier nous titrâmes comme suit : « SOMITA SA : L’employeur s’en fout de la loi sur le travail » Dans cet article nous avons cité le directeur régional du travail du centre-nord en ces termes : « « Par correspondance datée du 14 août 2012, vous demandiez l’autorisation de licencier les sieurs Kaboré Telesphore et Sawadogo Honoré, respectivement délégué du personnel et délégué syndical de votre établissement, au motif « qu’ils ont incité leurs collègues de travail à la désobéissance en les poussant à ne pas se soumettre à l’horaire de travail fixé par l’employeur depuis 2007 et à observer des arrêts de travail non autorisé par l’administration ». Après avoir échangé avec vos représentants le 21 août 2012, puis avec les travailleurs concernés les jours suivants, et après les enquêtes que nous avons menées, nous n’avons trouvé aucun élément tangible et objectif prouvant une faute professionnelle que les intéressés auraient commise. Vous n’apportez aucune preuve de ce que vous leur avez reproché. Nous sommes donc fondés à croire que les travailleurs visés, ne le sont qu’à cause des fonctions de représentation du personnel qu’ils exercent. Nous sommes par conséquent au regret de ne pouvoir vous accorder l’autorisation de licencier les travailleurs ci-dessus cités. » Ces propos sont en effet la réponse à la lettre que la directrice des ressources humaines de Somita a adressée le 14 août 2012 à la direction régionale du travail du centre nord. La réponse de la direction régionale du travail du centre nord montre que la démarche de la société est « illégale » à l’endroit des deux (2) délégués. En dépit de tout, la société minière a tenu à les licencier. Le 18 septembre dernier, les deux délégués ont reçu des correspondances de la part de la directrice des ressources humaines, Laurène Mirindi et dont l’objet est leur « licenciement ».

Dans ces correspondances, la directrice exprime explicitement sa détermination à aller contre la réponse de la direction régionale du travail. « (…) nous avons procédé à votre mise à pied provisoire par notre correspondance du 13 août 2012 et demandé l’autorisation de l’inspection du travail en vue du licenciement du travailleur protégé que vous êtes. Quoique cette autorisation ait été refusée, nous ne sommes plus en mesure de vous reprendre au sein de notre société. (…). Par conséquent nous vous informons que vous êtes licencié sans préavis pour compter du 18 septembre 2012. » Et c’est dans l’embarras que les deux licenciés demandent aux autorités compétentes d’agir en faveur de la loi

 

Basidou KINDA


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