Affaire Zengue ça coince toujours

Publié le lundi 17 septembre 2012

 

Affaire Zingué, voilà qu’on en reparle. C’est à dire qu’on ne finira jamais d’en parler. Ce joueur sélectionné parmi les Etalons pour disputer les phases éliminatoires de la CAN
2010 dont la qualification a fait couler beaucoup de salive et d’encre
fait reparler de lui. En fait, le dossier n’a jamais été vidé. Le Burkina, on peut le dire l’a échappé belle. Apparemment, le garçon n’était pas éligible.

 

L’information émanant d’une source CAF indique que le joueur n’est éligible qu’avec le Cameroun, son pays d’origine. En d’autres termes, Zingué ou si vous voulez plus exactement « Zengue », c’est son vrai nom, ne rempli pas les conditionnalités de la CAF pour endosser le maillot du Burkina. On comprend tout maintenant. Car son sort commençait à rendre dubitatif plus d’un. A commencer par l’intéressé lui-même. A Libreville,
lors du premier match comptant pour les éliminatoires de la Coupe du
monde 2014, le garçon a été déshabillé à la dernière minute. Lui-même
était très remonté contre le staff, déclarant en avoir marre d’être avec
les Etalons et de ne pas pouvoir jouer. Certaines mauvaises langues disaient que le joueur n’a pas été utilisé là-bas car il avait en face Paulo Duarté qui en savait trop. Mais on a réalisé qu’après, il n’a pas été convoqué pour le voyage de Centrafrique.

Le Secrétaire général de la FBF
a évoqué des problèmes administratifs pour justifier son absence. Mais
quels sont ces problèmes administratifs qui semblent ne pas avoir de
solution ? Depuis la CAN de Malabo, les problèmes administratifs disqualifient Zengue. On se souvient qu’il n’a pas été convoqué par Duarté pour la CAN. En fait, le problème est simple. La Namibie
pouvait avoir raison si sa requête avait été examinée dans le fond. Et
là, les plaignants n’ont vraiment pas suivi la démarche qu’il fallait.
En effet, une réserve se formule devant les deux capitaines. Une fois la
rédaction finie, le capitaine plaignant donne lecture à haute et
intelligible voix. L’autre capitaine prend acte et contresigne. Les Namibiens
ont préféré formaliser leur plainte dans le plus grand secret. Ils ont
juste demandé au joueur de venir sur la ligne de touche pour une photo à
côté du commissaire de match sans doute pour preuve par l’image. Dans
pareille circonstance, c’est effectif, la réserve doit être déclarée
irrecevable dans la forme. C’est en jouant cette carte et aidé par une
large compréhension de la CAF que le Burkina
a été sauvé d’une sanction. Mais une autre utilisation du joueur allait
donner l’occasion aux éventuels adversaires de mieux formuler leur
requête dans le respect de la forme. En plus, le TMC, le système mondial de traçabilité
des joueurs n’a pas encore intégré le changement de nationalité du
joueur en question. Pourquoi prendre des risques de l’aligner donc ? En
plus, avouons-le, le garçon n’est pas un extraterrestre. C’est un joueur
tout court. Manifestement, il n’y a pas de quoi prendre tant de risques
pour lui. Ce qui est frustrant, c’est le gros chèque échangé contre sa
décision afin de venir sous les couleurs du Burkina. Les deux parties seraient tombées d’accord pour 25 millions de F CFA ! Mais nos informations indiquent que le Burkina a versé 15 millions d’avance. L’autre partie de l’enveloppe n’aurait pas été épongée.

Dans tous les cas, les raccourcis empruntés à travers l’enrôlement de joueurs de cette façon espérant ainsi renforcé les Etalons
ne sont que des faux-fuyants. Avec les sommes versées pour convaincre
ce type de joueurs, on peut se donner la chance d’en fabriquer
plusieurs. Il suffit de savoir investir utilement ces sommes.

 Par J J Traoré


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