Affaire Zengue ça coince toujours

Publié le mercredi 16 janvier 2013

 

Affaire Zingué, voilà qu’on en reparle. C’est à dire qu’on ne finira jamais d’en parler. Ce joueur sélectionné parmi les Etalons pour disputer les phases éliminatoires de la CAN 2010 dont la qualification a fait couler beaucoup de salive et d’encre fait reparler de lui. En fait, le dossier n’a jamais été vidé. Le Burkina, on peut le dire l’a échappé belle. Apparemment, le garçon n’était pas éligible.

 

L’information émanant d’une source CAF indique que le joueur n’est éligible qu’avec le Cameroun, son pays d’origine. En d’autres termes, Zingué ou si vous voulez plus exactement « Zengue », c’est son vrai nom, ne rempli pas les conditionnalités de la CAF pour endosser le maillot du Burkina. On comprend tout maintenant. Car son sort commençait à rendre dubitatif plus d’un. A commencer par l’intéressé lui-même. A Libreville, lors du premier match comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2014, le garçon a été déshabillé à la dernière minute. Lui-même était très remonté contre le staff, déclarant en avoir marre d’être avec les Etalons et de ne pas pouvoir jouer. Certaines mauvaises langues disaient que le joueur n’a pas été utilisé là-bas car il avait en face Paulo Duarté qui en savait trop. Mais on a réalisé qu’après, il n’a pas été convoqué pour le voyage de Centrafrique.

Le Secrétaire général de la FBF a évoqué des problèmes administratifs pour justifier son absence. Mais quels sont ces problèmes administratifs qui semblent ne pas avoir de solution ? Depuis la CAN de Malabo, les problèmes administratifs disqualifient Zengue. On se souvient qu’il n’a pas été convoqué par Duarté pour la CAN. En fait, le problème est simple. La Namibie pouvait avoir raison si sa requête avait été examinée dans le fond. Et là, les plaignants n’ont vraiment pas suivi la démarche qu’il fallait. En effet, une réserve se formule devant les deux capitaines. Une fois la rédaction finie, le capitaine plaignant donne lecture à haute et intelligible voix. L’autre capitaine prend acte et contresigne. Les Namibiens ont préféré formaliser leur plainte dans le plus grand secret. Ils ont juste demandé au joueur de venir sur la ligne de touche pour une photo à côté du commissaire de match sans doute pour preuve par l’image. Dans pareille circonstance, c’est effectif, la réserve doit être déclarée irrecevable dans la forme. C’est en jouant cette carte et aidé par une large compréhension de la CAF que le Burkina a été sauvé d’une sanction. Mais une autre utilisation du joueur allait donner l’occasion aux éventuels adversaires de mieux formuler leur requête dans le respect de la forme. En plus, le TMC, le système mondial de traçabilité des joueurs n’a pas encore intégré le changement de nationalité du joueur en question. Pourquoi prendre des risques de l’aligner donc ? En plus, avouons-le, le garçon n’est pas un extraterrestre. C’est un joueur tout court. Manifestement, il n’y a pas de quoi prendre tant de risques pour lui. Ce qui est frustrant, c’est le gros chèque échangé contre sa décision afin de venir sous les couleurs du Burkina. Les deux parties seraient tombées d’accord pour 25 millions de F CFA ! Mais nos informations indiquent que le Burkina a versé 15 millions d’avance. L’autre partie de l’enveloppe n’aurait pas été épongée.

Dans tous les cas, les raccourcis empruntés à travers l’enrôlement de joueurs de cette façon espérant ainsi renforcé les Etalons ne sont que des faux-fuyants. Avec les sommes versées pour convaincre ce type de joueurs, on peut se donner la chance d’en fabriquer plusieurs. Il suffit de savoir investir utilement ces sommes.

 Par J J Traoré


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