L’ODJ se bat pour un autre Burkina

Publié le lundi 17 septembre 2012

L’Organisation Démocratique de la Jeunesse(ODJ) procédait à la clôture de la 3e Edition du Camp Jeunesse ce samedi 1e septembre. C’était à l’Institut Des Sciences (IDS) où se sont déroulées du 29 août au 2 septembre l’essentiel des activités. Projection vidéo suivi de débats, chants, poésie, théâtre, conférence, sport…ont agrémenté le séjour des 470 campeurs venus des quatre coins du pays.

Le Camp Jeunesse est une activité de formation mais aussi de recréation organisé chaque année à l’intention de la jeunesse. A cette occasion les jeunes échangent essentiellement sur les causes du martyr dont souffrent notre monde et particulièrement le Burkina Faso. Après diagnostic, on s’interroge sur le rôle que pourrait jouer la jeunesse pour l’avènement d’un mieux être pour tous. Ces dans cette logique que cette 3e Edition s’est tenue autour du thème : « Orientation et rôle de la jeunesse populaire face à la crise sociopolitique et militaire dans le monde, en Afrique de l’Ouest et au Burkina Faso ». Sans louvoiement, l’impérialisme, le néo-colonialisme, et le capitalisme sont indexés comme responsables de la descente aux enfers de l’humanité. L’on assiste partout au pillage des pays riches. Les chefs d’Etat indociles qui refusent de coopérer sont tout de suite débarqués. Une autre méthode consiste pour les puissances impérialistes que sont les Etats-Unis d’Amérique, la France, l’Angleterre, la Russie d’assoir par certains détours des personnes acquises à leur cause à la tête des Etats. Les exemples sont légions, chacun pourra en trouver autour de lui. Ces systèmes en vogue dans la quasi-totalité de nos Etats africains nous font assister au bradage de nos ressources naturelles notamment le pétrole, l’or, le diamant voire nos terres propices à l’agriculture au profit des multinationales. Et pendant ce temps la majorité écrasante des populations ploient sous le fardeau de la misère. Le cas de notre pays est assez évocateur. Malgré le boom minier, la misère accentuée par la vie chère demeure la chose la mieux partagée chez les burkinabè. Cette situation n’étant pas une fatalité insurmontable, l’ODJ prône la révolution afin de faire sauter le goulot d’étranglement. Cette révolution ne consiste pas en une rébellion armée mais à un éveil de conscience du peuple afin de décider lui-même et lucidement de son destin, précise M.André Tibiri président ladite association. Et l’ODJ s’assigne comme objectif d’accompagner le peuple dans sa lutte pour la liberté totale et promouvoir la solidarité internationale entre la jeunesse africaine.

En rappel, conformément à sa plate-forme revendicative, l’ODJ lutte entre autre pour la réduction du coût de la vie, pour les libertés démocratiques, l’accès à l’emploi, la gratuité de l’école jusqu’à l’âge de 16 ans, l’accès au logement, à la santé…bref pour l’amélioration significative des conditions de vie de toutes les couches sociales au Burkina Faso

 

Ces cinq jours de formation ont outillé les militants de savoirs et arguments nécessaires qui, par la dialectique descendante, devront retourner dans leurs différentes localités travailler à l’éveil des consciences.

Pour terminer ses propos M.Tibiri a remercié tout ceux qui les ont soutenu pour la réalisation de ce camping n

 

Hamidou Traore (stagiaire)


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