Banque mondiale : 90 millions de dollars pour le Burkina

Publié le mercredi 5 septembre 2012

La Banque mondiale a alloué en juin dernier une subvention de 90 millions de francs au Burkina Faso pour accroître les exportations de coton, les revenus miniers et les réserves alimentaires du Burkina Faso. La Banque mondiale a annoncé une série de programmes de quatre ans de soutien budgétaire pour la croissance et la compétitivité au Burkina Faso de 2012 à 2014.

Les programmes futurs devraient être alignés sur le cycle budgétaire du gouvernement. La série d’opérations proposée soutient la mise en œuvre par le gouvernement de la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) du Burkina Faso. Les deux premiers financements de l’IDA devraient représenter plus de 30 % de l’aide budgétaire générale fournie au Burkina Faso par les partenaires du développement en 2012. La banque a indiqué que cette subvention à l’appui de la politique de développement est la première d’une série de quatre opérations et sera décaissée en une seule tranche.

Selon l’association internationale pour le développement (IDA) cette subvention vise à accroître les exportations de coton du Burkina Faso à plus de 400 000 tonnes, ses revenus miniers de 1,8 % de son PIB en 2011 à 3 % et ses réserves alimentaires à 70 000 tonnes. Les secteurs des mines et du coton ont été des moteurs importants de la croissance économique de ce pays. La banque pense que cette croissance économique a été possible grâce à l’amélioration du climat des affaires. Le Burkina Faso a fait de « solides réformes dans les années 2000 ont facilité une forte augmentation des investissements directs étrangers (IDE) dans le secteur minier. » D’ailleurs, la Banque considère le Burkina Faso comme une des meilleures juridictions minières de l’Afrique de l’Ouest « en raison de ses lois favorables aux investissements, à sa bonne géologie et à sa stabilité. » Selon Madani M. Tall, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, le Burkina Faso, le Togo et la Côte d’Ivoire le but « est d’aider le gouvernement du Burkina Faso à accorder davantage de pouvoir et une plus grande part des bénéfices aux associations de producteurs et aux agriculteurs. Le secteur du coton, qui est au cœur de l’économie rurale, représente plus de 2 millions des emplois et a connu une importante réforme au cours de la dernière décennie »

Le Burkina Faso aurait enregistré un taux de croissance économique réel de plus de 5 % en moyenne par année entre 1995 et 2010 et le RNB par habitant a augmenté de 144 000f cfa en 2005 à 228 000 f cfa en 2011. Selon la banque mondiale la stabilité macro-économique et fiscale du pays a contribué à des améliorations continues de nombreux indicateurs économiques et sociaux. En 2011, la croissance économique a ralenti pour se situer à 4,2 % selon ses estimations, mais les prévisions à moyen terme demeurent optimistes. La croissance devrait atteindre 7,0 % en 2012, la baisse de la production agricole devant être compensée par des améliorations de la production aurifère et de l’activité dans le secteur privé.

 Abdoul Razac Napon


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