CAMEG :Lazare Banssé poussé à la sortie

Publié le dimanche 5 août 2012

L’homme est à la CAMEG depuis plus d’une décennie. Il s’est forgé une image en propulsant l’institution au rang des sociétés qui comptent au Faso. Avec la CAMEG, l’initiative de Bamako qui a fait de la santé pour tous son slogan, a trouvé en la CAMEG l’instrument efficace de sa mise en œuvre. A l’horizon 2000, la CAMEG n’a certes pas réussi à rendre le médicament accessible à tous les burkinabé mais les efforts pour le rendre disponible et à moindre coût ne sont pas moins fulgurants. En décentralisant ses agences, la CAMEG s’est illustrée comme le bras armé de la politique sanitaire du Burkina. Plus besoin de monter à Ouaga ou à Bobo pour se procurer le médicament. Officines pharmaceutiques et dépôts essaiment villes et villages du Burkina au point que, ibuprofène, paracétamol, maloxine ou parégorique sont devenus familiers aux populations paysannes.

On retiendra aussi la construction des agences régionales de la CAMEG comme autant de chefs d’œuvres architecturaux qui vont enrichir le patrimoine infrastructurel national. Ces dernières années des critiques vives ont été portées contre la gestion de M. Banssé lui reprochant notamment un dirigisme excessif. Dans le récent rapport des députés sur les marchés publics, il lui est reproché en particulier une certaine tendance à ne pas respecter les textes qui régissent les marchés publics. Les critiques quand elles sont fondées ont vocation à enrichir nos expériences. Mais au Burkina, certains ont trop tendance à ne voir que ce qui n’a pas marché et se complaisent même à détruire les plus nobles réussites. Il est vrai que la méchanceté est humaine, la lâcheté aussi.

En ce bas monde chacun devra s’efforcer de servir au mieux. Il revient à l’histoire de réconcilier les hommes. Bienvenu donc à M. Sanfo qui saura certainement faire mieux en tirant profit des insuffisances de son prédécesseur (c’est du moins notre souhait). Et Bye bye à M. Banssé à qui nous souhaitons encore plus de réussites professionnelles.

 


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