Vaincre l’analphabetisme d’ici à 2015

Publié le samedi 4 août 2012

Le MENA engage une nouvelle campagne pour éradiquer l’analphabétisme, au Burkina Faso. Dénommée Campagne spéciale d’Alphabétisation (CSA), elle a été expliquée aux journalistes, lors d’une conférence de presse l

 L’objectif du ministère de l’Education nationale solliciter le partenariat de la presse pour sensibiliser les populations afin qu’elles y adhèrent.

Le triste constat est que la majorité écrasante de la population burkinabè est analphabète. Selon les chiffres, le nombre d’alphabétisés en 2010 s’élève seulement à 2 593 769 personnes. Le MENA trouve cette situation inacceptable et décide d’aller en guerre contre ce mal. C’est cet élan qui justifie le lancement de cette vaste campagne qui vient donner un coup d’accélérateur au Programme National d’Accélération de l’Alphabétisation (PRONAA) adopté en avril 2011 dont le terme est prévu pour 2015. L’objectif général du PRONAA est d’alphabétiser à l’horizon 2015, 60% de la population en vue d’accroitre les compétences nécessaires pour une participation plus active à la construction d’un Burkina Faso émergent. Cette campagne spéciale concernera les analphabètes et les déscolarisés précoces de 15 ans et plus, des différentes communes du Burkina Faso. Ces apprenants suivront des cours d’un volume horaire de 400 heures ponctués d’évaluations et à la fin des formations sur la base des résultats satisfaisants, ils seront déclarés alphabétisés. Ce nouveau statut leur permettra comme avantage d’être retenus comme salariés dans les secteurs de l’agriculture et de l’élevage.

Le gouvernement à injecter 2 milliards 100 millions de FCFA dans cette campagne.

Pour conduire à bien cette campagne, le MENA institue une collaboration interministérielle avec le département de la Jeunesse, de la Formation Professionnelle et de l’emploi qui mettra à sa disposition des volontaires, en cas de besoin, pour assurer la formation des apprenants. Au niveau des communes, les Comités Villageois de Développement (CVD), seront les structures d’appui. Les taches de recrutement des apprenants sont confiées aux chefs de circonscription d’éducation de base et aux leaders d’opinion dans la mesure où ils connaissent le milieu et l’ ampleur de la demande.

 

Amidou Traoré

(Stagiaire)


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