Droit de réponse : A l’article intitulé MARCHES PUBLICS : les députés ont découvert la corruption, la concussion et l’incivisme

Publié le lundi 23 juillet 2012

A la lecture de l’écrit paru dans l’évènement n°236 du 25 juin 2012, à la page 7 sous le surtitre « les marchés publics » et le titre « les députés ont découvert la corruption, la concussion et l’incivisme », deux attitudes s’offraient à la Direction générale de l’entreprise SACBA-TP, membre du groupement KARA/SACBA-TP :

Premièrement, opter pour le silence et ne pas répondre car votre lectorat n’est pas dupe et sait clairement différencier le vrai du faux.

 

Deuxièmement, apporter une réponse claire pour mettre fin aux allégations mensongères qui semblent à notre avis s’ériger en votre ligne éditoriale

En vérité, sans vouloir nous ériger en techniciens de l’information et de la communication, votre écrit ne respecte ni l’éthique ni la déontologie du métier de journaliste, auxquelles ce dernier est astreint. Les affabulations, les diffamations et autres incohérences qui entachent votre papier ne sont pas fondées sur des sources dignes de foi, vérifiées et vérifiables.

Cette manière de traiter l’information et de la diffuser est dangereuse en ce sens qu’elle participe à l’intoxication, incite au soulèvement, cultive l’incivisme et fait le lit aux graves conséquences (en référence aux incidents dont nous avons été victimes, des violations de l’intégrité des personnes et les destructions de biens privés…).

 

Et puisque nous n’allons plus céder à ces provocations, la direction générale de SACBA-TP défie le journal l’Evènement, à publier ses sources, notamment nous citer nommément ces députés auprès desquels il aurait concocté ces informations.

 

En vous érigeant en véritable expert en matière de procédure d’attribution de marchés publics, vous évoquiez une certaine révision du prix à la hausse « intervenue immédiatement un an après ». Que de délation ! Pire, vous ajoutiez vingt avenants dont nous serions bénéficiaires. Nous aimerions connaitre leur objet et les montants y relatifs.

En attendant que vous accédiez à notre requête, le groupement des entreprises KARA/SACBA-TP se réserve le droit d’apporter tous les éléments d’éclairage au public et d’engager au cas échéant des poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs d’allégations à caractère tendancieux. Dans les colonnes du même article, vous faites des insinuations terrifiantes et à dessein, à telle enseigne que vous confondez la personne physique de Madame Ouédraogo Alizéta, à la personne morale qu’est le groupement d’entreprises SACBA-TP ou KARA dans le seul but de nuire ou de diffamer. Vous déformez le sens des mots par ignorance ou à dessein, en construisant des phrases à votre guise

 

Ce qui est paradoxal, votre reporter laisse sur sa faim le lectorat dans son récit du fait que les aspects de corruption, concussion et d’incivisme qui constituent le titre de l’article n’ont pas été démontrés, surtout pas en ce qui concerne le groupe KARA/SACBA-TP.

Au lieu de vous évertuer à des analyses inappropriées et sans fondement, de porter atteinte à une personne physique dans vos commentaires, vous auriez du respecter votre pacte avec vos lecteurs en leur livrant des informations justes et indépendantes. En vous référant aux dires de certaines entreprises concurrentes, prenant leurs avis pour parole d’évangile à titre illustratif, cela en dit long sur la finalité de votre écrit.

Par conséquent, nous exigeons que vous vous rapprochiez du maître de l’ouvrage afin de restituer à votre lectorat la vérité sur le projet d’interconnexion RN01 et RN02, lot n°1 tronçon RN01. Ce type d’écrit qu’on ne saurait qualifier, cultive la haine, demeure discourtois et jette le discrédit sur notre société et sur le groupement.

 

Aussi, nous ne vous apprenons rien en vous disant que ceux là même qui nous jettent aujourd’hui l’anathème et qualifient l’entreprise KARA ESTABLISHMENT de fantôme, ont dans un passé récent fait allégeance à elle pour l’obtention de marchés au Burkina et nous vous en faisons l’économie

 

NDLR

Madame Ouédraogo, vous vous trompez d’adversaire. L’article qui est publié
rapporte les propos des députés de la commission d’enquête parlementaire. Il y
est écrit noir sur blanc « 20 avenants ». Pour l’équilibre de l’information,
nous sommes allés jusqu’à rapporter les propos qui vous sont attribués dans le
rapport. Il est écrit que vous reconnaissez trois avenants, dont un qui n’a pas
eu d’incidence financière.

La question que nous nous sommes posé à ce propos c’était de savoir « s’il
était possible de faire un avenant sans incidence financière ? ». Excusez notre
ignorance. Si vous nous en voulez pour ça, c’est votre droit. Au lieu de vous
indignez, peut-être faut-il faire diligence et répondre à cette préoccupation
des députés : « « Sur le plan financier, bien que le chantier soit en phase de
finition, il n’a pas été possible pour la commission de disposer de la situation
sur les paiements ainsi que des pénalités résultant des retards dans l’exécution
des travaux. Il y a donc, relève la commission, des risques de paiements indus
et de lenteur du fait de ce laxisme dans le suivi de l’exécution financière
 »

Mr Zida, nous avons compris votre problème et vous en donnons acte.

 

 


 

DROIT DE REPONSE DE MONSIEUR MICHEL ZIDA,

PDG DE SOL CONFORT ET DECOR

 

Le journal « L’Evènement » n°236 du 25 juin 2012, s’appuyant sur une enquête parlementaire à l’initiative des députés du Burkindi sur la corruption, la concession et l’incivisme sur les BTP, m’attribue des propos tenus lors de la rencontre entre les députés et le syndicat du Bâtiment et des Travaux Publics. Dans l’article, il est dit par exemple que le PDG de Sol Confort et Décor constate que les commissions d’attribution des marchés « cherchent à s’enrichir sur le dos des entreprises, par des systèmes de rejets intempestifs pour des raisons fallacieuses, exemples : manque de reçu de paiement d’un vibreur, d’un bulldozer ».

Comme vous le constatez, cette phrase est mise entre guillemets.

De grâce, je n’ai pas eu la chance d’aller à l’école, il m’est donc impossible de prononcer une telle phrase avec des mots (intempestifs, fallacieuses…) dont j’ignore le sens.

Le commentaire en fin d’article sur les membres de la commission d’attribution des marchés qui seraient plus riches que les entrepreneurs, ne relève pas de moi non plus.

Je reconnais m’être présenté devant les députés avec plusieurs membres du bureau du syndicat ; et en tant que président, j’ai présenté d’abord les membres de la délégation aux députés, pour ensuite axer mon intervention sur le « moins disant » dans les attributions de marchés. J’ai dit que certaines personnes, sur la base du moins disant s’accapare des marchés et sont incapables de les réaliser.

Et cette manière de faire porte préjudice à notre activité.

Ce jour là, la parole était libre et chaque membre de la délégation a pu s’exprimer à son nom propre. Les uns et les autres ont donc pris la parole.

Je ne peux donc assumer la responsabilité de me soustraire de la famille du BTP à travers ce droit de réponse, mais j’ai trouvé utile de rétablir la vérité pour une meilleure cohésion au niveau du groupe. Nous avons un rôle important à jouer dans le développement de notre pays, nous devons donc nous donner la main pour que le Burkina prospère.

Merci à l’Evénement de me permettre de m’exprimer sur cette enquête parlementaire.

 

 

Erratum

Dans notre édition numéro 236 du lundi 25 juin 2012, a la une, nous avons
titré : palais de la culture de Bobo, 103 millions de francs Cfa à justifier.
C’était plutôt l’immeuble de la gendarmerie qui a connu un écart de 103 millions
qu’il va falloir justifier. Le palais de la culture quand à lui devra justifier
plus de 500 millions de francs Cfa.

De même nous avons nommé dans l’article intitulé Kokologho : querelles autour
d’un champ de karité, nous avons nommé le defunt chef de Kokologho Naaba Koanga.
Il fallait plutôt lire Naaba Kaongo.

Toutes nos sincères excuses aux lecteurs et à tous ceux à qui ces erreurs ont
été préjudiciables


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