Annulation du Bac F3 dans quatre jurys : Que diable ces (erreurs de logiciel) qui énervent les candidats

Publié le lundi 23 juillet 2012

« A César ce qui appartient à César. » Ainsi peut-on résumer les propos des candidats du baccalauréat série F3, électrotechnique, le vendredi 06 juillet dernier devant l’Office du baccalauréat à l’université de Ouagadougou. C’est ce jour là que les résultats du second tour du Bac session 2012 ont été proclamés. Une première délibération déclare ces candidats admis. La joie était à son comble. Mais quelques heures après, dans l’après midi, c’est la déception qui fait place à l’instant de bonheur. « On a arraché les listes » antérieurement affichées, affirment des candidats. A la place, on peut lire la mention suivante : « Information très importante. Jurys 73, 74, 75, 76 série F3. Suite à des erreurs constatées sur le logiciel, les délibérations du second tour de la série F3 sont annulées et seront reprises demain (c’est-à-dire le samedi 7 juillet) à 11heures. Nous présentons nos excuses à tous les candidats et parents d’élèves. » Colère des candidats. « Depuis quand on proclame le bac deux (2) fois ? » Entend-on dire. Les mécontents se sont alors constitués en groupe et encerclent l’office du baccalauréat aux environs de 20 heures. « Problème de logiciel ? On s’en fout, on veut nos bacs c’est tout ! ». « Qu’ils assument leurs erreurs ». Des propos qui fusent de toutes parts. Les plus radicaux scandaient : « on veut nos attestations ce soir ». Un ultimatum qui invite le jury à se décider au plus tard à 22h30. Il s’est alors attelé à respecter cette mise en demeure. Des parents d’élèves (deux femmes) sont également venues s’enquérir du problème. Après quelques minutes d’entretien avec le jury, elles ressortent et essayent de ‘’moraliser’’ la foule. L’une d’entre elles prend la parole : « A notre avis, le jury est préoccupé. Ils n’ont pas pris la chose à la légère. La situation est embarrassante pour le jury qui travaille pour trouver une solution qui va arranger tout le monde. Il faut surtout que vous vous calmiez pour que ça ne dégénère pas » Sa prêche était bien suivie quand elle ajoute la phrase qu’il ne fallait certainement pas : « Mais comme ils l’ont dit, c’est une question de logiciel (…) » Sur ces notes, les candidats l’ont interrompue. « La patrie ou la mort nous vaincrons ! » lancent-ils les points fermés. A 22h20, soit dix minutes avant le dead line (délai de mort) la tension atteint le summum quand ils entonnent des chansons révolutionnaires à l’endroit du jury sous le regard impuissant des agents (deux) de la police nationale. A 22h30 comme prévue, un meneur dépasse les agents de l’ordre et s’adresse au jury : « chez nous il est 22h30 » dit-il en indiquant l’heure sur son portable. « On arrive » répond le jury. Quelques minutes après, le jury se présente. « On se suit pour aller afficher les mêmes listes » lance un membre du jury. La joie explose. La victoire est célébrée au son des klaxons de motos. Les manifestants prennent la direction du LTO (lycée technique de Ouagadougou) leur centre d’examen. Mais seuls les jurys 75 et 76 auront affiché les listes cette nuit. Les supposés admis devaient repasser le lendemain pour le retrait de leurs attestations de réussite. Mais rien de cela n’a été effectif. D’où la dégradation de la situation le samedi matin. Les candidats ont bloqué le Boulevard Charles De Gaulle (intersection qui mène au LTO) obligeant les passagers à faire des détours. Il a fallu l’intervention de la CRS (compagnie républicaine de la sécurité) aux environs de 11h50 pour dégager la voie n

 

Basidou KINDA

basidoukinda@yahoo.frmailto:basidoukinda@yahoo.fr


Commenter l'article (0)