Jeux de la CEDEAO 2012 : Pourquoi le Burkina est à la traîne à Accra ?

Publié le jeudi 19 juillet 2012

Du 16 au 22 juin, Accra a été la capitale du sport de la CEDEAO. Handball, basket-ball, lutte, boxe, et l’athlétisme ont permis au sportif venus de 11 pays sur 15 de notre espace en commun de se défiés. Depuis son arrivée à la tête Centre de développement de la jeunesse et des sports (CDJS) de la CEDEAO le Nigérian, Francis Chuks Njoaguani a opté de faire su sport un outil d’intégration. On se souvient que la 2e édition du Tour cycliste de la CEDEAO avait permis aux coureurs de tester la réalité de la chute des frontières entre les différents Etats rallier Abuja-Abidjan via Cotonou, Lomé, Accra ! En entendant les jeux des fonctionnaires de l’espace CEDEAO annoncés, le rendez-vous d’Accra a permis de valoriser un document de voyage de la CEDEAO. Pour le déplacement, le seul document valable accepté était le carnet de voyage de la CEDEAO. Ce document a été le symbole fort de l’intégration des peuples dans notre espace commun. L’occasion a été saisie pour former des journalistes de sorte à en faire le premier soutien du CJDS. Sur le plan sportif par contre, chaque Etat a défendu ses couleurs. Le Ghana, le pays hôte va se monter intraitable. Ses athlètes arrivent 1er au classement général des jeux, le Ghana avec 37 médailles dont 17 or, le Nigéria avec 35 médailles est 2e dont 13 or et le Sénégal 7 dont 4 or. Le Burkina a pris part aux jeux avec 107 participants. A l’heure du bilan, on fait grise mine dans le camp burkinabé. Les compétiteurs ont regagné Ouagadougou avec seulement 11 médailles, dont 4 d’argent et 7 de bronze. En clair, nos sportifs ne sont pas parvenus à faire retentir, le temps d’une seule fois l’hymne national aucun n’ayant remporté l’or. Un véritable camouflet. Lors de la première édition à Lagos, Le Burkina avait joué les premiers rôles. On constate un recul notoire. Pourquoi ? La compétition est soumise à un critère d’âge. Le Burkina, de l’avais de nombreux observateurs est l’un des rares à s’en être soucier. Mais cet argument à lui seul ne suffit pas. Force est de constater que notre sport stagne ces temps-ci. Piqué par on ne sait quel mouche, l’heure ne semble pas aux résultats. Nombre de disciplines ont besoin d’une nouvelle dynamique au sein de leur classe dirigeante. Sur le plan de l’encadrement technique, la nécessité de former de jeune cadre est plus d’actualité. Autrement dit, le sport national a besoin de sang neuf.

Pensons-y !

J J Traoré

 


Commenter l'article (0)