MODELE DE DISTORSION FACIALE : Des soins des muscles à la main

Publié le samedi 3 mars 2012

Bakary Sanou est un
chauffeur. La
fréquence des
voyages fait qu’il
a mal au dos. Il a
fait le scanner qui révèle que
ses nerfs du dos sont coincés
aux os. Les matins, il sent
une douleur vive pendant ses
gestes pour
l’accomplissement de la
prière de l’aube. Sanou est
ressorti soulagé de la séance
de traitement administré
pendant le 3ème séminaire en
modèle de distorsion faciale
(MDF) tenu du 19 au 21
janvier à l’ODDE. Il en est
de même pour Abdoul
Compaoré qui avait mal au pied
pendant une semaine et qui avait de
la peine à se mouvoir. Après le
traitement, il s’est dit lui aussi
soulagé. Cette année encore, le
docteur Georg Harrar et une
douzaine d’instructeurs venus de
plusieurs pays européens ont
pendant 3 jours instruit des
médecins, des kinésithérapeutes et
masseurs sur cette nouvelle
méthode de soins dont le seul outil
est la main et la description du mal
par le patient. Pour cette 3ème
rencontre avec les praticiens, le
programme s’est articulé autour de
l’apprentissage des soins du
membre supérieur : notamment le
coude, l’avant bras, le poignet et la
main. Pour les membres inférieurs,
on a mis l’accent sur la jambe et le
pied. La dernière partie de la
formation a concerné la douleur au
niveau de la tête et des troubles
auditifs liés aux muscles du faciès.
Les participants sont venus du
Burkina et des pays de la sous
région. Pour ceux qui sont à leur
première participation, les
organisateurs leur ont donné les pré
requis avant qu’ils ne rejoignent
ceux qui avaient participé au deux
précédents séminaires. A l’issue de
la formation de 3 jours, indique le
docteur Diallo de la clinique
Ouédraogo Issa, les instructeurs ont
suivi les apprenants de l’intérieur
du pays dans leurs localités pour
voir comment ils appliquent la
connaissance reçue au cours du
séminaire. Les participants venus
d’autres pays manifestent le désir
de recevoir les formateurs chez eux
dans l’objectif de permettre à
beaucoup de praticiens
d’appréhender au mieux la
méthode. Le docteur Diallo
assure que la structure
organisatrice de ces rencontres
réfléchit à sa faisabilité et le
moment venu, il ira à la
rencontre des autres collègues
dans les pays qui veulent
bénéficier de la formation. Pour
Joseph Beouzi, kinésithérapeute
au centre hospitalier pour
handicapés physiques Don
Orione de Côte d’Ivoire, le
séminaire de Ouagadougou a
été édifiant parce qu’il diffère
des méthodes qu’il appliquait.
Avec le MDF, explique-t-il, on
écourte le traitement. Pour des
cas de maladies, le malade
devrait suivre le traitement en 20
séances avec le MDF le nombre de
séances est réduit
considérablement. La réduction du
temps de traitement entraîne
sensiblement une baisse de coût,
affirme-t-il. Son collègue du
Bénin Aguiar Antoine est du même
avis. Il dit vouloir que le Bénin
aussi soit bénéficiaire de ce
séminaire. Compte tenu du fait que
c’est une nouvelle méthode, il n’y a
pas suffisamment d’ouvrages pour
s’en imprégner. Le docteur Harrar,
principal formateur de la session,
dit que la graine MDF est entrain de
germer. Il se réjouit en se disant que
même avec la modicité des
moyens, des malades au Burkina
puissent bénéficier de soins.

Merneptah Noufou Zougmoré


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