Can 2019 : « Bring back our older Hayatou » !

Publié le jeudi 24 janvier 2019

Peu importe si Issa Hayatou était vieux. Peu importe si le Camerounais régnait en monarque sur le foot africain. Peu importe si son entourage, frappé par la sénilité, la vieillesse, roupillait au lieu de travailler. Au moins avec eux, on avait rien, rien de nouveau. Mais là, ce nouveau président, Amad Amad n’y est pas du tout. Déjà, il a voulu introduire ses reformes à une vitesse éclair. Tout le monde sait qu’en matière de gestion de la chose publique, l’administration est une continuité. Sa première décision a été une catastrophe. Il a remis en cause le format dans lequel la CAN 2019 a été remise au Cameroun. Passé de 16 à 24, alors que le pays hôte était déjà connu, s’apparente à changer la loi du jeu en cours de jeu. Mais la couleuvre est passée. Surtout que le pays de Paul Biya qui n’a peur de rien, puisse que rien ne s’y passe, n’a rien trouvé à redire. Le monde du foot africain devait déjà voir dans cette première décision une alerte rouge. Amad, le malgache, allait encore frapper ! Exit le Cameroun dans l’organisation de la prochaine CAN. Mais là, ce n’était pas une surprise, ceux qui sont allés voir l’état des préparatifs sont unanimes à dire que, même à 16, le pays de Paul Biya en sera incapable dans le délai imparti. Mais que la CAF dessaisisse le Cameroun, et par ricochet retire aussi à la Côte d’Ivoire l’organisation de la CAN 2021, nous cherchons depuis le rapport en vain. Surtout que la raison avancée est que la Côte-d’Ivoire ne sera pas prête. Mais comment évaluer l’avancée des travaux là-bas au pays de Houphouët Bogny si aucune inspection préalable n’y a séjourné ? Et pour ne pas arranger les choses, le président se fend en déclaration incendiaire, « au lieu de me remercier d’avoir décalé la Côte-d’Ivoire qui organisera plutôt la CAN 2023 que celle de 2021, à Abidjan, on se plaint » ! On peut être mauvais dirigeant mais au moins bon communiquant. Mais se montrer nul ainsi à tous les niveaux nous paraît ahurissant. On en est à regretter le départ du vieux Hayatou, même si ce dernier s’était inscrit dans l’immobilisme. L’actuel président de la CAF est tellement hors-jeu que lui-même n’est pas convaincu de ses décisions. Il a fallu que la Côte-d ‘Ivoire hausse le ton, menace de saisir le Tribunal arbitral du sport pour que Amad fasse un rétropédalage ! Evidemment qu’il a perdu tout crédit dans cette affaire. La CAF, le foot africain avec.

J J TRAORE


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