Staff technique des Etalons : Le casse-tête chinois de la FBF

Publié le dimanche 3 juin 2012

Entraineur de l’EfO promu en nationale Juniors, il devra choisir entre les deux

La constitution des différents staffs techniques des Etalons s’apparente à un puzzle délicat pour la nouvelle fédération. L’option pour l’utilisation de l’expertise nationale a été privilégiée pour diriger les petites catégories. En soi, ce n’est pas mauvais. Mais premier bémol, la disponibilité de l’expertise nationale. Les coachs qualifiés pour prendre en main une sélection ne courent pas les rues. La seconde difficulté est que les bons coachs ne sont pas libres. De même les meilleurs sur la place ont tous été essayés. Faut-il leur redonner une autre chance ? En junior, le choix de la FBF s’est porté sur le duo inédit Séraphin Dargani et Issa Balboné pour conduire la sélection. Le second qui incarnera le point d’adjoint est un novice. Mais tous deux sont des entraîneurs déjà embauchés par des clubs.

L’EFO pour Dargani et l’USFA pour son adjoint. Rapidement, on s’est retrouvé face à un dilemme. Les coachs promus à la tête des sélections nationales vont-ils renoncer à leur club ? Aux dernières nouvelles, l’adjoint a été remplacé dans le club par Michel Kigoma, l’ancien entraîneur de l’ASFA-Y. Mais pour Dargani, la question est loin d’avoir été tranchée. L’EFO ne voulait pas lâcher son technicien qui a réussi un début de saison. Et entre temps, l’éventualité pour le coach de conserver les deux fonctions a été avancée. Mais manifestement, ce sera la mer à boire. Il est difficile de jouer sur les deux tableaux. Duarté l’a tenté. Mais l’expérience a été amère. Du reste, le Burkina doit se nourrir de ses échecs passés pour ne pas recommencer les mêmes erreurs. Ainsi, Dargani doit choisir. Du coup, nous comprenons la lenteur de la fédé à choisir les techniciens heureux élus pour les cadets. Après, il faudra composer le staff technique pour les espoirs, les locaux !

Nous ne savons pas si la volonté affichée de la FBF de n’enrôler que les techniciens locaux pourra trouver une concrétisation. Une seule certitude, débaucher les coachs des clubs en pleine saison n’est ni élégant, ni utile pour la construction de notre football. La problématique de la formation se pose. Un accent particulier doit être mis sur la formation des entraîneurs de haut niveau. Déjà, tous les entraîneurs ne sont pas qualifiés pour prendre en main une sélection nationale. Le Burkina dispose d’un important lot d’internationaux à la retraite. Nombre d’entre eux doivent être reconvertis en entraîneurs. Et parmi ce grand lot, on pourra espérer sortir quelques entraîneurs de renoms. Plus que jamais, la formation doit être intensifiée n

 

J J Traoré


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