DROIT DE REPONSE

Publié le samedi 3 mars 2012

Monsieur le Directeur,

Dans la livraison n° 225 du 10 janvier
2012, vous avez assumé la responsabilité
de consacrer un article intitulé « Dramane
SAWADOGO se dit lésé par le Fespaco »
de Merneptah Noufou ZOUGMORE à la
page 2 et une contribution de Angèle
BASSOLE/ OUEDRAOGO (écrivaine
–éditrice) dont le titre porte sur « les
monuments de Simon » à la page 5.
Permettez-moi d’apporter la
compréhension de la Délégation Générale
du Fespaco sur ces écrits.
«  Dramane SAWADOGO se dit lésé par
le Fespaco
 »
S’agissant de cet article, il est vrai qu’un
contentieux oppose notre institution à l’un
de ses ex collaborateur. Mais ce dossier est
suivi et traité auprès de la Délégation
générale du Fespaco. Une démarche auprès
de nos services aurait permis à l’auteur de
l’article de faire des recoupements et de
mieux informer vos fidèles lecteurs.
Nous voudrions saisir cette opportunité
pour féliciter nos prédécesseurs Messieurs
Filippe SAWADOGO et Baba HAMA pour
l’intelligence, la sagesse et la magnanimité
avec lesquels ils ont traité Monsieur
Dramane SAWADOGO. Dans ce même
esprit et sur le principe de la continuité de
l’Etat, les responsables actuels, héritiers de
ce contentieux feront en sorte de trouver
une issue finale, convaincus qu’ils sont que
tout se paie sur terre. Et Monsieur Dramane
SAWAGODO devrait s’en souvenir.
« les monuments de Simon »
En ce qui concerne la contribution de
Angèle BASSOLE/OUEDRAOGO, nous
restons fidèle à notre ligne de conduite : pas
de polémique. Notre démarche est de
rétablir la vérité, car les sculptures dédiées
aux cinéastes africains ont été faussement
attribuées au bourgmestre de la ville de
Ouagadougou.
Il est incontestable que le maire Simon
COMPAORE déborde d’initiative pour sa
ville, et cela est tout à fait à son honneur.
Tout en reconnaissant sa bravoure, son
engagement constant et permanent pour
faire de Ouagadougou une ville du XXIe
siècle, nous devons rétablir la vérité et dire
que les sculptures sont une initiative de la
Délégation Générale du Fespaco. Nous
aurions pu garder le silence, si la
contribution n’avait pas un arrière goût
tendancieux et nous ne pouvons nous taire
face à une telle inexactitude qui frise
l’injustice vis-à-vis de Monsieur le Maire
Simon COMPAORE.
Pour les jugements et appréciations, rien à
dire sur avis qui ne reste qu’un avis. Ne diton
pas que l’art est difficile et la critique
facile ? L’art, science de la perception par
l’excellence, est critiquable.
Ainsi, les sculptures des cinéastes
n’échappent pas dans la forme à la critique.
Mais ce qui reste essentiel c’est le fond. Et
Angèle BASSOLE/OUEDRAOGO est en
symbiose avec la délégation Générale du
Fespaco.
Aussi, nous rétablissons que le Maire
Simon COMPAORE dans son droit et
disons à notre soeur Angèle, que même
« myope » à 15 ans et « presbyte » à 29 ans,
elle a le droit à la critique car nous croyons
fondamentalement à la liberté
d’expression, comme source
d’enrichissement et de cohésion sociale.
Comment serait le monde si tous les
humains voyaient de la même manière ?
Merci donc pour le grand intérêt porté à ces
sculptures qui resteront le témoignage,
d’un pan entier du cinéma africain au-delà
des hommages et de nos perceptions.
Triplement merci ! merci ! merci !à ma
soeur Angèle et que vive la critique qui
donne à l’art toute sa raison d’être.
Enfin, à l’occasion du nouvel an, je
voudrais Monsieur Germain NAMA,
formuler pour vous et l’ensemble de vos
collaborateurs tous les voeux de santé, de
bonheur et de succès.
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur de
Publication, l’expression de ma parfaite
considération.

Michel Ouédraogo
Délégué général du Fespaco


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