Le CSC souhaite que L’Evénement inspire les jeunes journalistes

Publié le jeudi 6 décembre 2018

S’enquérir non seulement de la vie du journal et des conditions de travail des journalistes mais aussi boire à sa source. Voici ce qui a motivé la visite d’une délégation du Conseil supérieur de la communication (CSC), conduite par son vice-président, Abdoul Aziz Bamogo le 24 octobre dernier.

« L’Evénement est un modèle dans le paysage médiatique burkinabè depuis 17 ans en raison de son approche professionnelle ». S’est réjoui le vice-président du CSC avant de souhaiter que ce professionnalisme inspire les jeunes générations de journalistes.

« Nous voulons que le droit à l’information des Burkinabè soit consommé »

Le CSC veut créer avec le journal, les conditions d’une bonne collaboration. D’une part, cela vise à lui permettre de continuer sa mission d’informer les citoyens. D’autre part, cela permet aussi à l’instance de régulation de remplir sa mission d’accompagnement des médias. Pour ce faire, il dit privilégier la carotte au bâton. « Nous voulons travailler avec vous en tant que partenaires et non pas en tant que gendarme », a confié Abdoul Aziz Bamogo. Le but ultime étant d’oeuvrer à ce que le droit à l’information des Burkinabè soit consommé, a-t-il précisé. Selon lui, cela passe par le dialogue en amont. Une bonne disposition que le directeur de publication, Germain Nama, a loué.

Des difficultés communes à la presse nationale sur la table

Deux préoccupations majeures concernant toute la presse burkinabè ont été soulevées au cours des échanges avec la rédaction. La première est l’institutionnalisation de la rétention de l’information. Surtout au niveau de l’administration publique. Le rédacteur en chef, Basidou Kinda, a plaidé afin que le CSC milite pour l’application effective de la loi portant accès à l’information publique. La seconde est la lourdeur des quantums des peines en cas d’infraction par voie de presse. Les cas les plus illustratifs sont ceux de Mutations, condamné à payer une dizaine de millions, et du Courrier Confidentiel à qui Inoussa Kanazoé exige 7 milliards 320 millions. La délégation du CSC s’est dite également préoccupée par cette situation et a promis de réfléchir à des solutions avec les acteurs de la presse.

Gaston Bonheur SAWADOGO

Le CSC félicite L’Evénément

Nous vous proposons in extenso, le mot du vice-président du CSC, et porte-parole de la délégation, extrait du livre d’or du journal.

C’est avec beaucoup de bonheur, d’humilité que je rends visite à votre journal ce matin et écouter les sages propos du doyen Germain Bitiou Nama.
L’Evénement, pour sa longévité et sa popularité extraordinaire est un modèle en matière d’entreprise de média au Burkina Faso.
Le domaine du journalisme d’investigation que vous avez choisi n’est pas un domaine facile. Néanmoins vous arrivez à produire un travail de qualité et à satisfaire vos lecteurs. Je tiens à vous en féliciter.
Au nom du président du CSC et de l’ensemble de nos collaborateurs, je tiens également à vous saluer pour le respect scrupuleux du dépôt légal. Les efforts en matière de respect de la loi, de l’éthique et de la déontologie nous donnent à tous des moyens et des arguments pour conquérir plus de droits et de facilité au bénéfice des médias et des journalistes.

Plein succès à L’Evénement

Fait à Ouagadougou, le 24 octobre 2018

Abdoul Aziz BAMOGO


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