Fin de cycle à l’ISTIC : Souleymane Gansoré interroge l’anatomie et la physiologie du SIG

Publié le mercredi 25 avril 2018

La soutenance de son rapport de fin de formation pour l’obtention du diplôme de conseiller a eu lieu le 26 mars 2018 à l’Institut des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication. Le jury a été présidé par Germain Bitiou Nama, directeur de publication de L’Evénement. Il avait à ses côtés Victorien Aïmar Sawadogo, directeur de mémoire de l’impétrant, et Ernest Kambiré, patron du SIG.

L’impétrant a développé sa recherche autour de la question suivante : « Le service d’information du gouvernement communique-t-il suffisamment sur les actions du gouvernement ? » L’abordant, il remonte à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 pour situer le contexte. Depuis cet épisode de l’histoire sociopolitique du pays, souligne-t-il, les citoyens burkinabè veulent de plus en plus être informés sur la gestion des affaires publiques. D’autant plus que la Constitution leur consacre le droit à l’information. Toutefois, une chose est d’être informé, une autre est d’avoir la vraie information. Dans ce sens, l’organe à même d’assurer la communication gouvernementale est très souvent boudé par les acteurs concernés (journalistes et communicateurs) et les bénéficiaires (les citoyens).
D’après l’étude, le SIG, « n’a pas été de façon générale à la hauteur des attentes des citoyens » durant les années 2016 et 2017. Il ressort également de cette étude que le statut du SIG n’est pas en phase avec ses missions. Souleymane Gansoré soutient son affirmation par plusieurs raisons : un capital humain insuffisant, des ressources financières faibles, du matériel, en rapport avec les missions qui lui sont assignées, inadéquat et un manque de visibilité pour lui-même. En perspective, il recommande au gouvernement d’accorder un financement conséquent au SIG sur le budget de l’Etat et de lui doter d’une autonomie de gestion. En outre, il conseille de dynamiser le comité d’orientation du SIG. Selon Souleymane Gansonré, le SIG est un service hautement stratégique et à ce titre, il mérite une attention particulière.
Après délibération, le président du jury, Germain Nama, avec le concours de ces colistiers, ont sanctionné le travail de l’impétrant par la note de 16,5 sur 20.

Ulrich Domesso DABIRE (Stagiaire)

Le SIG s’appellera bientôt ANCG

L’information a été donnée par le patron du SIG, Ernest Kambiré. Réagissant à la fin de l’exposé de Souleymane Gansonré, il a souligné ceci : « Il y a un processus d’information et de communication au Burkina Faso. Les ministres ne parlent plus comme ils veulent et quand ils veulent, le SIG est désormais celui-là qui leurs donne la parole ». Il ajoute, « c’est malheureux souvent que les ministres parlent de façon spontanée ». En sus de cela, il confie que suite au rapport d’audit 2016 du SIG, une reforme globale vise à renforcer les capacités de la structure. Relativement à cette reforme, le SIG s’appellera Agence Nationale de Communication Gouvernementale (ANCG) et comprendra un Secrétariat général et un centre d’appel. Une place importante sera accordée aux médias privés.

UDD (Stagiaire)


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