La réponse et la solution !

Publié le jeudi 15 février 2018

C’est ainsi qu’ils sont venus au peuple, comme la réponse et la solution mais deux années après, force est de constater qu’ils sont plutôt le problème et le problème.
Roch et son gouvernement ont failli. Gouverner, c’est prévoir. Or, eux ils n’ont rien prévu. Ils gouvernent à l’aveuglette au jour le jour. Rien de planifié, ni de programmé.
La solution est devenue un sérieux problème au talon des Burkinabè. Problème que l’on traine tel un talon d’Achille. Roch n’est pas la solution. Encore moins son gouvernement et son Premier Ministre avec ses déclarations fracassantes.
Non, la solution est en fait un véritable problème épineux que nous trainons. Roch est présenté comme bon et doux. Or la bonté et la douceur n’ont jamais gouverné un pays. Une chose était de conquérir le pouvoir, une autre est de gérer ce pouvoir et au jour le jour, Roch et son équipe s’avèrent de piètres gestionnaires de la chose publique. Ils gouvernent à vue, ne savent pas où ils vont, donc ne savent pas où ils nous mènent et c’est pathétique.
Le pays est gouverné clame Tranquilos. C’est à voir. Un pays gouverné où le système éducatif est plombé tandis que certains se la coulent douce au champagne et caviar.
Non, le pays n’est pas gouverné du tout. C’est le sauve qui peut ici. Chacun s’assoit en espérant que Dieu le pousse.
Le pays est en grave danger de gouvernance. Son avenir est plombé. C’est là que mes compatriotes vont regretter leur vote mais ‘‘si je savais n’a pas de queue’’ comme diraient mes frères du quartier.
Les Burkinabè regrettent leur vote, cette idée saugrenue de remettre à la selle les lieutenants de Blaise et de son pouvoir dictatorial de 30 ans. Résultats. On nous sert des sauces à la Blaise Compaoré. La récente arrestation de cet officier de valeur pour tentative de déstabilisation en est la preuve. Quand on s’avère ne pas être la solution ni la réponse on crée des situations pour divertir le peuple et le distraire afin de le détourner des vrais enjeux qu’on est incapable de résoudre. C’est tout et la seule explication à cette fourberie. Non, une tentative de déstabilisation avec un scénario à la Blaise, ça ne tient pas la route du tout. Henri Zongo et Lengani ont été trucidés sans avoir rien fait de ce qui leur était reproché car la bonne méthode de noyer son chien en l’accusant de rage fait toujours bonne recette.
Et c’est ce qui vient de se produire sous nos yeux. Auguste Denise Barry dérangeait certains agendas politiques et on ne voyait pas d’un bon œil son centre sur la gouvernance et le succès de ses entreprises. Les Burkinabè n’aiment pas les Burkinabè, c’est connu. Alors rien d’étonnant que ceux qui ont dîné 30 ans avec le diable faut-il le rappeler nous ramènent au goût du jour les bonnes vieilles recettes de Compaoré avec des accusations de fomenter un putsch. On ne donne que ce l’on a. Roch et son équipe sont tellement incapables qu’ils cherchent à occuper l’opinion publique pour la détourner de leur incapacité notoire à gouverner et à amener les Burkinabè vers un avenir radieux et plein d’espérances. Quand on n’a rien à mettre sur la table, on invente des scénarios dignes d’Hollywood. Normal, nous sommes la capitale du cinéma africain et de bons acteurs, le Burkina en regorge sur la scène politique, en passant par un ministre tranquillos exhibant sa kalache sous les yeux d’une caméra à un premier ministre yada yada qui cause mal et au hasard sans oublier un président d’Assemblée qui nous avoue qu’il n’a rien à foutre de l’avenir de l’école burkinabè, ses enfants étudiant dans les meilleures écoles à l’étranger. Le Faso est drôle et on rirait si ça ne faisait pas pleurer. Norbert au secours, ta plume nous manque pour mater au vitriol ces voleurs de la république. Viens nous dire comment nous en débarrasser. Il était une fois un pays où des hommes ont prétendu être la réponse et la solution alors qu’Ils n’étaient que le vrai problème que nous cherchons maintenant à régler.
Le Faso est en danger. Accordez vos violons. L’horizon 2020 n’est plus loin. Alors qu’ils se sont contentés d’être le problème ingérable, Roch et son équipe lorgnent déjà vers 2020. Ils peuvent continuer à rêver. Mandat unique. C’est ce qui les attend.
Les Burkinabè ne se feront plus avoir une seconde fois. Non, 1er gaou n’est jamais gaou. C’est le second qui l’est.
Roch la solution mais le problème n’aura pas de second mandat n’en déplaise à ses partisans et à leurs manœuvres. Il ira cultiver son champ. C’est ce qui lui reste de mieux à faire.
Il était une fois un président présenté comme la solution et la réponse mais qui, en réalité était le vrai problème à résoudre. L’équation à deux inconnues qu’est devenue la gouvernance de Roch se cherche toujours une solution.
A vos calculatrices, le problème est posé et on cherche la solution.

Angèle Bassolé, PH.D
Écrivaine et éditrice
Ottawa, Ontario Canada


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