Drame à Ouagadougou : Un cambrioleur viole une petite de 9 ans

Publié le jeudi 15 février 2018

MT a 9 ans. Elle est en classe de CE1. Orpheline de mère depuis le bas âge, MT est à nouveau sous le coup d’un infernal martyr qui risque de la terroriser tout le long de sa vie. Un cambrioleur l’a surpris dans son sommeil, lui a inoculé une drogue et abusé sexuellement d’elle. Le voisinage ne sera alerté que par ses stridents cris provoqués par l’intense douleur après dissipation de l’effet de la drogue. Les médecins de l’Hôpital Pédiatrique Charles De Gaulle (HPCDG) sont à pied d’œuvre depuis le dimanche 7 janvier pour réparer et minimiser les dégâts. SOS pour MT.

Un visage plissé sous l’effet d’une douleur intense et continue. Une respiration entrecoupée par des sanglots. Les yeux écarquillés du fait de l’affolement et de la hantise. La terreur qu’elle a subie lui a rendu aphone. C’est entre autres, l’état dans lequel nous retrouvons la petite MT sur son lit d’hôpital au service des urgences de HPCDG. Les faits se sont déroulés à Tanghin, quartier populaire situé au sud de la ville de Ouagadougou.
C’est dans la nuit du 5 au 6 janvier 2018 que ces évènements se sont produits autour de 3 heures du matin. Un cambrioleur s’introduit par effraction dans la concession (chambre-salon) où habite la fillette avec sa grande mère. Le malfrat dépasse dans un premier temps le salon où dorment la fillette et un garçonnet de 12 ans pour aller dans la chambre où se trouve la grand-mère. Il fouille et farfouille à la quête d’argent. Mais, il ne trouve rien. Pour ne pas repartir bredouille, il décide de s’en prendre à la petite en abusant d’elle. Avant de passer à son crime, il l’inocule un produit pour alourdir davantage son sommeil. Et pour parvenir à ses fins, le malfrat retourne dans la chambre prendre une crème qu’il utilise pour violer la fillette. C’est après son départ et la dissipation de l’effet de la drogue, que la petite MT a été brusquement saisie de douleur Ses cris perçants ont alors réveillé tout le voisinage. Les premiers constats sont macabres. Les vêtements et certaines parties du corps de la fillette sont imbibés de sang. Immobile, elle est incapable de se tenir debout. MT a subi des atrocités.

Les parents choqués par les multiples renvois des formations sanitaires

MT a été rapidement conduite au centre de santé le plus proche : au CSPS du secteur 17 de, qui l’a référée ensuite au CMA de Kossodo qui, à son tour, la transférer à l’hôpital pédiatrique Charles De Gaulle qui l’a finalement dirigée au Centre Hospitalier Universitaire Yalgado Ouédraogo. Les médecins y prescrivent des produits et procèdent à une opération chirurgicale. Quelques minutes après l’opération, ils ordonnent à nouveau son transfert à la pédiatrie Charles De Gaulle. Le père de la fillette pique alors une colère noire et hausse le ton. « Vous savez comment j’ai fait pour avoir l’argent pour acheter les produits pour que vous ne vous occupez pas de ma fille ? ». Celui-ci ne retrouvera son calme qu’après l’intervention de son ainé : Ramenée dans la matinée du dimanche 7 janvier vers 8h à la pédiatrie, les agents veulent la faire repartir de nouveau à Yalgado. Mais un médecin, gagné par la compassion, prit alors la responsabilité d’ouvrir un dossier pour la petite qui restera finalement à la pédiatrie où elle est mise en salle de chirurgie autour de 20h. De retour à la pédiatrie, ce lundi 8 janvier, nous constatons que l’état de la petite s’est visiblement amélioré et une équipe médicale s’occupe d’elle.
Traoré A, principal accompagnant de la fille, est remonté contre les multiples va-et-vient que les formations sanitaires leur ont fait subir. Il est inquiet qu’un test de dépistage n’ait pas été effectué un peu plutôt pour prendre des dispositions pour protéger la fillette des maladies infectieuses, au cas où le malfrat serait atteint de maladie contagieuse comme les IST (Infections sexuellement transmissibles).

SOS pour la petite orpheline

Le père de MT gagne difficilement sa vie. Il se débrouille dans un parking au centre-ville de Ouagadougou. C’est son frère ainé, Traoré A, instituteur de profession, qui assure jusque-là les frais médicaux. Les échanges que nous avons eus avec lui ne sont pas rassurants quant à sa capacité de pouvoir faire face à toutes les dépenses. En plus, il est au four et au moulin. Il a déposé une plainte dès les premiers instants au commissariat de l’arrondissement 4, ex Nongremassom. Et c’est le lundi 08 qu’il sera convoqué pour être entendu de nouveau avant l’ouverture d’une enquête.

Hamidou TRAORE


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