Sitho 2017 : Tourisme interne comme enjeux et défis

Publié le mardi 14 novembre 2017

La 12e édition Salon International du Tourisme et de l’Hôtellerie de Ouagadougou (SITHO) a fermé ses portes le dimanche 1er Octobre 2017. Expositions et colloques ont été les activités majeures déroulées au tour des enjeux du tourisme interne.

Tenu du 28 Septembre au 1er Octobre 2017, le SITHO a été un espace de promotion et de valorisation du potentiel touristique burkinabè. Pour la 12e édition, il a été question de Tourisme interne : Enjeux et Défis. Le choix du thème s’inscrit dans la vision de donner un nouvel élan au tourisme en intéressant les Burkinabè à leur propre patrimoine culturel. En effet, face aux menaces de l’hydre terroriste qui affecte les activités socio-culturelles du pays, les acteurs du tourisme et de l’hôtellerie ont décidé de réagir. Il s’agit pour cette édition de « partir de l’intérieur pour promouvoir le tourisme burkinabè » explique Etienne Sawadogo, secrétaire exécutif du SITHO et Directeur général de l’Office National du Tourisme Burkinabè (ONTB). Le ministère en charge du tourisme part du constat qu’au Burkina Faso, la culture de la pratique du tourisme interne peine à être adoptée par les nationaux. Ceux-ci semblent avoir une préférence pour les voyages à l’étranger. « Nous devons donc chercher à l’interne des mécanismes porteurs et efficaces pour amener nos compatriotes à aimer ce qu’ils ont et à les valoriser », souligne le ministre de la culture des arts et du tourisme, Tahirou Barry. Pour le Dr Lassina Simporé, directeur des sites classés patrimoine de l’UNESCO au Burkina Faso, l’enjeu majeur de cette 12e édition est de montrer aux Burkinabè que leur pays regorge d’un potentiel culturel que l’on peut exploiter de manière touristique pour générer des recettes qui vont servir au développement du Burkina. Et cela passe par une communication autour des sites touristiques du pays. Selon lui, il y a lieu d’instaurer la culture burkinabè dans la formation scolaire. Il exhorte par ailleurs les dirigeants à montrer l’exemple en visitant les sites touristiques du Burkina Faso au lieu d’aller à l’extérieur. « Ils vont visiter la Tour Eiffel qui ne figure pas dans le patrimoine culturel mondial alors que chez eux, il y a les ruines de Loropéni qui en font partie ».

« On progresse mais beaucoup reste à faire »

Pour le SITHO 2017, la république du Niger était le pays invité d’honneur. La Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo étaient également présents. Le Mali et le Maroc, qui avaient annoncé leurs présences, se sont finalement ravisés suite à l’attaque terroriste survenue le 13 août à Ouagadougou. « C’est pour ça qu’il y a des stands vides mais par rapport aux années précédentes, il y a plus d’affluence », explique l’une des chargées à l’organisation. « On progresse mais beaucoup reste à faire » affirme Senaba Bernard qui vient chaque année au SITHO pour découvrir « le résumé de son pays ». Il déplore le fait que le SITHO ne suscite pas autant d’engouement que le SIAO (Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou) et cela est dû selon lui à un manque de communication autour de cet évènement.
La 12e édition du SITHO a pris fin par un gala de clôture au cours duquel des participants ont été primés.

Faridah Djamila DICKO (Stagiaire)


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