PARTIS POLITIQUES : Quand l’APL tient son congrès ordinaire

Publié le samedi 3 mars 2012

Le Ministère de l’Administration
territoriale, de la Décentralisation
et de la Sécurité (MATDS) est
décidé à délivrer des « certificat
de décès » aux partis et formations
politiques qui ne respectent pas la charte
des partis politiques. Cette charte les
enjoint de tenir régulièrement leurs
instances et de disposer d’un siège.
L’Alliance pour le Progrès et la Liberté
(APL) ne veut pas de ce certificat. C’est
pourquoi, elle a tenu le 21 janvier dernier
son 3e congrès ordinaire au sein de l’espace
culturel Gambidi. Ce conciliabule visait
deux objectifs : le respect du délai du
MATDS et aussi les élections couplées
prochaines autour d’un mot clé : la
démocratie. « Au cours du présent congrès,
nous sommes appelés à renouveler nos
instances dirigeantes et à échanger sur les
perspectives de 2012 à travers le
thème : « approfondissement de la
démocratie au Burkina Faso » a fait
comprendre Mme Tamboura/Sama
Joséphine, présidente de l’APL. Ce thème a
été choisi au regard de la manière dont les
autorités ont géré la crise qui a secoué le
Burkina l’année dernière. « Dans la tempête
des mutineries qu’a connues notre pays de
mars à juin 2011, notre capitaine, le
Président du Faso, son excellence Blaise
Compaoré, a su avec lucidité, sortir le
navire Burkina Faso des eaux
tumultueuses. Et c’est en cela que le choix
du thème du présent congrès se justifie », at-
elle expliqué. « Mouvancier confirmé »,
l’APL, à travers la voix de sa présidente,
dit n’avoir pas pour vocation de conquérir
le pourvoir d’Etat. Son candidat reste
Blaise Compaoré aux côtés duquel elle a
toujours été et en qui elle renouvelle sa
confiance pour le nouveau schéma des
élections à venir : « L’APL a été de toutes
les campagnes présidentielles aux côtés de
son Excellence Blaise Compaoré et a
activement participé à son élection ».
L’année 2012 étant une année électorale,
l’APL dit avoir du pain sur la planche. La
biométrie dans la réalisation du fichier
électoral va obliger le parti à se rendre aux
côtés de ses électeurs pour leur expliquer le
nouveau mode de vote. « Nous devons être
aux côtés des populations et plus
particulièrement de nos électeurs afin de
les mobiliser pour s’inscrire, leur expliquer
ce nouveau mode de scrutin. Nous serons
donc amenés à mouiller nos maillots sur le
terrain de la construction d’une
démocratie renforcée dans notre pays ». Le
mot « démocratie » est revenu à plusieurs
reprises dans les propos de la présidente
Tamboura. A la question de savoir
comment elle la juge au Burkina, elle
répond sans ambages : « la démocratie au
Burkina est déjà bien avancée dans la
mesure où les institutions mises en place
marchent bien. Et s’il y a lieu de la
raffermir, c’est de renforcer ces institutions
qui sont déjà en place ». Sans trancher
clairement la question polémique de la
candidature de Blaise Compaoré (leur
candidat) en 2015, la présidente de l’APL
dit être pour l’alternance.

Basidou KINDA (stagiaire)


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