Criminalité Deux groupes de malfrats arrêtés à Boulmiougou

Publié le samedi 2 juin 2012

Des présumés coupables de vols à l’arraché et d’escroqueries ont été présentés à la presse par la brigade de gendarmerie ville de Boulmiougou le 23 mai dernier. Selon le commandant de brigade Boukary Drabo, c’est suite à de multiples plaintes enregistrées à leur niveau depuis un certain temps, sur des cas d’agressions à mains armées, vols à l’arracher et autres cambriolages que ses services ont ouvert une enquête.

Les investigations ont permis de mettre la main le 16 mai dernier, sur 6 malfrats qui opéraient essentiellement dans les secteurs 16, 17, 18,8 et 9 de la ville de Ouagadougou. Un groupe qui opérait en binôme sur des motos de grande puissance. Les femmes constituent essentiellement la cible la plus visée. Ils accostent leur victime en cours de route et l’oblige à s’arrêter. Une fois immobilisée, elle est dépouillée de tous ses objets de valeur. Dans d’autres situations, ils peuvent suivre la victime jusqu’à domicile et l’agression a lieu devant sa porte. Certains du groupe sont bien connus des services de police et de gendarmerie. Le chef de la bande est un certain Gaël Ouédraogo âgé de 25 ans. Il a reconnu au cours de son interrogatoire avoir pris part à l’agression d’une jeune gendarme. Plus d’une vingtaine de victimes ont été recensées par la gendarmerie de Boulmiougou. Le deuxième groupe présenté à la presse est un réseau d’escrocs. Le groupe escroquait les commerçants avec des graines de calebassier et du vinaigre. Ils présentaient à la victime, l’un de ces produits qui selon eux entrent dans la composition de médicaments antisida. Grace aux informations collectées sur la victime, le groupe se partage le boulot. L’un des escrocs l’appelle avec le système roaming et se présente comme un Européen. Il lui propose de lui acheter les produits suscités qui pourraient lui rapporter gros. Il lui montre où il peut trouver le produit. Le rendez vous avec le vendeur est souvent donné en province. Il devrait payer la graine à 3000f par exemple et revenir à Ouagadougou dans un hôtel où un envoyé de l’Européen l’attend pour racheter le produit à 5000F. Une fois le produit payé tous disparaissent dans la nature et deviennent injoignables. Les gendarmes de Boulmiougou ont pu mettre la main sur un des réseaux qui était prêt à gruger un autre commerçant. De nombreux compatriotes qui croyaient faire une bonne affaire avec les graines ont mordu à l’hameçon n

M. Z

 


Commenter l'article (0)