CGD : « Le fichier électoral est fiable »

Publié le dimanche 30 septembre 2012

Ce mardi 18 septembre, partis politiques, société civile, membres de la CENI et hommes de média se rencontrèrent à l’initiative du Centre pour la Gouvernance Démocratique (CGD) au Pacific Hôtel pour un dialogue démocratique. L’objectif de ce dialogue était d’échanger d’une part sur le bilan mitigé de la campagne d’enrôlement électoral et d’autre part de formuler des recommandations dans la perspective des élections couplées à venir. Le thème retenu pour l’occasion était « le bilan de l’enrôlement biométrique : quels enjeux pour les élections couplées ? ».

En rappel, le CGD est un centre de recherche qui s’est spécialisé sur les études dans le domaine de la bonne gouvernance et de la démocratie. Son objectif affiché est d’œuvrer pour l’avènement d’une vraie démocratie au Burkina. En d’autres termes une démocratie faisant le bonheur des burkinabè. C’est donc à juste raison qu’il a organisé ce débat. Avant donc d’entrer dans le vif du sujet, M.Siaka COULIBALY, directeur du Centre d’Analyse et de Suivi en matière électorale a présenté le bilan de sa structure sur l’opération d’enrôlement.

On retient de l’exposé que le taux de participation frise juste la moyenne. Ainsi sur un potentiel d’environ 8 millions de burkinabè en âge de voter, la méthode biométrique a permis de recenser 4 426 051 électeurs soit un pourcentage de 55%. L’exposant n’a pas manqué de relever les travers qui ont affectés la qualité de cette campagne notamment les cartes truffées d’erreur, les inscriptions multiples, les récurrentes pannes des groupes électrogènes, le faible taux de l’enrôlement des femmes par manque d’actes de naissance, la lenteur de l’enrôlement, etc. Sans transition on est passé au débat.

Quatre points ont constitués l’itinéraire des réflexions. Tout d’abord il était question du comment s’y prendre pour l’amélioration du taux de participation aux prochaines élections. La solution retenue est qu’il faut une offre politique de qualité. En effet les acteurs politiques doivent présenter des programmes alléchants au burkinabè et s’astreindre à leur mise en oeuvre effective. Ensuite la question de la fiabilité du fichier électoral a été abordée.

Le président de la CENI himself Me Barthélémy KERE a été très clair sur la question. Une autre phase de l’enrôlement biométrique sera l’opération d’apurement qui aura lieu les 27 et 28 novembre à laquelle il a convié toute personne désirant participer. Cette phase consistera à repérer tous ceux qui se sont fait enrôler plus d’une fois et ne retenir qu’une seule inscription. Après avoir obtenu un fichier fiable, l’autre défi à relever est de sensibiliser les électeurs à aller voter. Cette tâche doit être l’affaire de tous mais principalement les partis politiques. Le dernier point a porté sur la transparence et la crédibilité des élections de décembre. En la matière il a été proposé de médiatiser les méthodes par lesquelles les fraudes telles que les multiples votes seront décelées et les peines prévues à cet effet contre tous contrevenants.

Ainsi la mise en œuvre de ces recommandations permettra au Burkina Faso de quitter la sphère de la démocratie formelle vieille de 21 ans de nos jours pour aller vers la démocratie substantielle

 

Hamidou TRAORE


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