Lutte contre la corruption L’Evénement récompensé

Publié le samedi 2 juin 2012

Le Réseau national de lutte contre la corruption (REN/LAC) a décerné hier son prix de la lutte contre la corruption. Ladji Bama et Hervé d’Afrik du Reporter, respectivement 1er et 3e prix, et Moussa Zongo de L’Evénement, 2e prix, sont les trois journalistes qui se sont illustrés dans la publication des meilleurs articles de dénonciation des faits et pratiques de corruption au Burkina Faso sur l’année 2011.

Le 1er prix est d’une valeur de 500.000FCFA, le 2e 350.000FCFA et le 3e 250.000FCFA. Moussa ZONGO a été distingué pour ses trois (03) articles suivants : « Scandale à Koudougou : Les bonzes du régime ont exproprié le vieux Wendyam » paru dans le journal l’Evènement N°217 du 10 septembre 2011, « Verger de Koudougou : Wendyam se sent oublié dans les décisions du gouvernement » paru dans le journal l’Evènement N°219 du 10 octobre 2011, « Association des parents d’élèves : Une caverne d’Ali baba qui dure depuis 20 ans » paru dans le journal l’Evènement N°222 du 25 novembre 2011. Les articles primés ont été publiés dans la presse écrite burkinabè entre le 1er janvier et le 31 décembre 2011. Pour décerner ces prix, le jury s’est fondé sur cinq (5) critères généraux et spécifiques portant aussi bien sur la forme que le fond des articles reçus. Pour ce qui est de la forme, les critères suivants ont été retenus : la clarté et la lisibilité, la cohérence notamment la maîtrise de la langue, l’expression et le style. Sur le fond on retient l’intérêt et la pertinence du sujet, la diversité et la pertinence des sources de l’information, le caractère complet du travail à savoir l’équilibre dans le traitement de l’information, les efforts de recherche de preuves et l’aboutissement de l’enquête. Au-delà des articles primés, le jury a félicité la presse dans son ensemble pour « sa contribution renouvelée à la lutte contre la corruption et la mal gouvernance économique et financière au Burkina Faso ». Il remarque que de nombreux organes traitent désormais de cette question avec de plus en plus de courage et de professionnalisme. Le REN/LAC a espoir pour demain quant à la détermination des médias à s’engager dans la dénonciation des tares sociales telles que la corruption au Burkina Faso. Cela peut se témoigner par la montée progressive des organes dans ce sens. Il ressort alors que tout au long de l’année 2010, sept (07) organes ont abordé des sujets de corruption, de détournement et de malversation diverses à travers 54 articles. En 2011, ils étaient dix (10) organes avec 63 articles. Ce qui alimente le plus l’espoir du REN/LAC c’est la présence des quotidiens, fut-il d’Etat, parmi les 10 organes. On peut ainsi citer L’Observateur Paalga, Le Pays et le Quotidien avec chacun un (1) article et Sidwaya avec sept (7) articles. Le réseau espère donc que cette tendance va s’inverser et que les journalistes de tous les domaines et de tous les organes s’intéresseront à la question de la corruption les années à venir.

C’est au cours de la cérémonie de clôture de sa 12e assemblée générale ordinaire tenue hier 24 mai 2012 que le REN/LAC a décerné les trois journalistes.

Le réseau s’est réjoui d’avoir pu au cours de l’année 2011 réalisé de multiples activités qui concourent à faire reculer la corruption dans notre pays. Les bailleurs de fonds étaient présents à la cérémonie de clôture. Pour l’année 2012, plusieurs activités sont encore prévues au programme et les responsables de la structure ont souhaité l’accompagnement des partenaires dans la mise en œuvre du programme d’activités.

Il est ressorti que les relations entre le REN-LAC et les autorités s’améliorent même si jusqu’à présent la demande de reconnaissance du REN LAC comme une structure d’utilité publique est un dossier dormant au ministère de l’administration territoriale n

 

Basidou KINDA

 


Commenter l'article (14)