Le RIJ et le Centre de Presse célèbrent la liberté de Presse

Publié le samedi 2 juin 2012

Les journalistes du Burkina ont marqué le 3 mai 2012 par des activités commémorant la journée internationale de la liberté d’expression et de presse. Cette journée a été meublée par les activités du Centre National de Presse Norbert Zongo et par « Les journées RIJ » organisées par le Réseau d’Initiatives de Journalistes (RIJ).

Au Centre National de Presse Norbert Zongo, c’est le thème « Nouveaux médias et changement social : état des lieux au Burkina » qui a fait l’objet d’une conférence publique. Débutée à 16h, la conférence a été animée par deux acteurs du monde des nouveaux médias. Le premier, Cyriaque Paré, communicateur, directeur du portail d’information lefaso.net et précédemment directeur de la communication et de l’information du Premier ministère. Le deuxième panéliste, Sylvestre Ouédraogo est le responsable de Yam Pukri, une association spécialisée dans la formation, l’information et les conseils en nouvelles technologies. La modération a été assurée par Sié Offi Somé, journaliste-consultant. Une centaine de personnes ont pris part au panel. Dans l’exposé de Cyriaque Paré, il a été surtout question des réseaux sociaux dont le plus connu au Burkina est le réseau Facebook. Le panéliste a jeté un regard panoramique sur des groupes de réseau créés dans la mouvance du printemps arabe et en début d’année 2011 à la suite de la crise politico-socio- militaire que le Burkina a connu. Le panéliste s’est intéressé à la vie de quelques groupes comme « Blaise Compaoré dégage », « Le Mouvement Blaise Compaoré doit partir », « La voix des Burkinabè », le « Mouvement Citoyen Burkinabè (le Mouvement Citoyen Pour le Changement) ». Ces groupes rassemblent chacun entre 3000 et 4000 membres. Ces mouvements ont une vie relativement animée mais leur activisme n’a pas atteint un niveau susceptible d’impulser un « changement social ». En plus des réseaux sociaux, le panéliste a également abordé le rôle des blogs, cette nouvelle forme de journalisme. A ce niveau, les blogs les plus en vue recensés (liste non exhaustive) sont, le blog de Ramata Soré, le blog de Koffi, le Blog de Ange Gabriel Kambou, etc. Le deuxième panéliste a axé son intervention sur l’utilisation du téléphone portable comme outils de communication et de changement social. Le téléphone avec ses multiples fonctions fonctionne exactement comme un micro-ordinateur avec la possibilité d’échanges de fichiers, la possibilité de connexion internet. Mieux, le téléphone portable a révolutionné jusque le monde rural, selon Sylvestre Ouédraogo.

Le panel a été précédé du lancement du concours de la meilleure journaliste. Organisé par le Centre de presse, ce concours est à sa troisième édition et vise à encourager et promouvoir le journalisme au sein de la gent féminine. Les candidatures sont recevables jusqu’au 30 juillet 2012 et la remise du Prix aura lieu le 20 octobre prochain lors de la journée nationale de la liberté d’expression et de presse. Les œuvres concernées sont celles produites entre le 3 mai 2011 et le 3 mai 2012 et concernent aussi bien la radio, la télévision, la presse écrite que les médias en ligne. En rappel, l’édition de 2011 avait été remportée par notre consœur Pauline Yaméogo des Editions Sidwaya. En plus du lancement du concours, Il y a eu également la présentation de deux revues de presse (Tome 1 et 2) réalisées par le Centre national de presse sur les évènements forts qui ont marqué l’année 2011 et le début et 2012 au Burkina.

La commémoration de la liberté de la presse s’est poursuivie le lendemain avec les activités du Réseau d’Initiatives de Journalistes. Le 04 mai, les journalistes de ce réseau ont organisé une conférence publique sur le thème « Application de la convention collective dans les organes de presse privés : état des lieux et perspectives ». La conférence a été animée par Mme Ouédraogo du Conseil Supérieur de la Communication et par Pierre Dabiré, journaliste à Sidwaya.

Des échanges, il est ressorti que la mise en œuvre de la convention collective a encore du chemin. Nombre de patrons de presse « attendent l’accompagnement de l’Etat » alors que selon les conférenciers, cet accompagnement n’est pas une condition sine qua non. Il est aussi ressorti que la mise en œuvre effective de la convention collective doit être une bataille des journalistes eux-mêmes, dans leurs rédactions respectives ou à travers leurs organisations professionnelles. Dans l’après-midi du 4 mai, un match de football a opposé les journalistes du RIJ et les étudiants du département de communication, match qui s’est soldé par un score nul et vierge. Le RIJ a clos ces 72h d’activités par une journée portes ouvertes le 05 mai qui a permis de faire connaitre le Réseau au monde extérieur à travers une exposition commentée de ses archives. L’exposition a été accompagnée d’une kermesse au siège même du réseau sis dans les locaux de l’annexe de la GIZ à Gounghin n

 

Boukari Ouoba


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