29 avril : Le CFOP dans la rue pour dire non à Roch

Publié le jeudi 27 avril 2017

Les partis politiques affiliés au chef de file de l’opposition au Burkina Faso seront dans la rue. Le 29 avril prochain, ils vont organiser une marche suivie de meeting à la maison du peuple de Ouagadougou. Ce rassemblement qui sonne comme un avertissement au pouvoir MPP donnera l’occasion à Zéphirin Diabré et ses camarades de passer au peigne fin la gestion du président Roch Marc Christian Kaboré. L’exercice consistera à faire des critiques, des propositions et à formuler des recommandations. De sources proches des organisateurs, un mémorandum est en rédaction et sera la plateforme revendicative qui va constituer le plat de résistance de la manifestation. Dans ce document, on retrouvera des thématiques comme la sécurité et la lutte contre le terrorisme ; de l’approfondissement de la démocratie. Sur ce dernier par exemple, le CFOP entend donner de la voix sur la lutte contre la violence politique et sur l’éducation civique des militants en vue de la pacification des mœurs politiques. Les partis de l’opposition en l’occurrence l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) n’est pas prête pour oublier les violences qui ont émaillé les municipales dernières et qui ont affecté la vie politique nationale. Ça sera l’occasion pour tous ces partis politiques affiliés au CFOP de se mettre ensemble pour être plus forts sur la question en essayant mettre la pression pour faire bouger les lignes. La nouvelle constitution, la séparation et l’indépendance des pouvoirs ainsi que la promotion et défense des libertés fondamentales vont occuper une place de choix dans ce mémorandum. Il ne saurait y avoir de démocratie sans défense des droits syndicaux, défense du pouvoir d’achat et lutte contre la vie chère. Le CFOP, apprend-t-on de bonnes sources, entend ratisser large. L’augmentation du prix du pain et de certaines denrées de première nécessité face à laquelle le gouvernement de Paul Kaba Thiéba est resté impuissante feront l’objet de virulentes dénonciations. Au même moment, l’opposition a à cœur de faire des propositions pour une concertation sociale en vue d’une bonne gestion des mouvements sociaux et revendications diverses. Quand bien même, les membres de la Coder ont rencontré ceux du CFOP, le contenu du mémorandum sur la réconciliation nationale ne va pas changer. La promotion de la réconciliation nationale se fera selon le triptyque vérité, justice, réconciliation. Pour une fois, le CFOP et le MPP ; et par ricochet Roch Marc Christian Kaboré partagent la même vision. En revanche, au titre de la lutte contre la corruption, les partis affiliés au chef de fil de l’opposition ont des choses à reprocher au régime Kaboré sur la gestion du bien public, la transparence dans la commande publique. D’autres thématiques comme la gestion économique et la promotion du développement et de la gestion du secteur minier viendront renchérir le document jugé par certains partis politiques, membres du CFOP, comme une arme redoutable. En tout cas au titre de la gestion économique et de la promotion du développement, le CFOP aura à se prononcer sur la crise du système éducatif, la crise du système de santé, la politique du logement, l’urbanisme et la gestion du foncier. Sur toute la ligne, l’opposition pense que le pouvoir de Roch a failli. Quant à sa politique de l’emploi, les partis politiques de l’opposition, ont écrit dans le mémorandum, que c’est avec regret qu’ils assistent à l’incapacité de celui qui s’est présenté comme la réponse. En revanche, le CFOP a des propositions à faire pour l’amélioration de la gouvernance dans le pays.

Raphaël N. Aspavati


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